Jean-François Lisée dénonce l'inéquité touchant le Québec

Jean-François Lisée a mis au défi les 40... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Jean-François Lisée a mis au défi les 40 députés libéraux fédéraux du Québec de renverser la vapeur de façon à ce que le Québec soit traité sur un pied d'égalité avec les autres provinces.

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Jean-François Lisée s'est installé à un jet de pierre de l'hôtel Delta, à Jonquière, où sont réunis les députés libéraux fédéraux, pour dénoncer le manque à gagner du Québec dans les investissements fédéraux qui permettent de créer des milliers d'emplois ailleurs financés par les contribuables québécois.

Le candidat à la direction du Parti québécois est de passage dans la région pour rencontrer les militants et tenter de ravir des votes à son adversaire Alexandre Cloutier. Il a voulu réitérer son intention de ne pas tenir de référendum pendant le premier mandat d'un gouvernement péquiste qu'il dirigerait, mais a tout de même sorti les griffes contre la politique fédérale en matière d'investissements dans les biens et services.

Jean-François Lisée a ainsi mis au défi les 40 députés libéraux fédéraux du Québec de renverser la vapeur de façon à ce que le Québec soit traité sur un pied d'égalité avec les autres provinces. Le député de Rosemont, à partir des documents budgétaires du gouvernement canadien, en arrive à la conclusion que pour le seul contrat des navires pour l'armée canadienne, les Québécois vont financer à la hauteur de 1 milliard$ par année des emplois en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique.

«Les chantiers maritimes Davie au Québec ont toute l'expertise nécessaire. Ils vont recevoir des contrats de 600 M$ sur 111,7 G$ sur une période de 25 ans. C'est fait. Il est trop tard. Nous allons recevoir seulement 600 M$ alors que nous finançons 25% du contrat global», explique le candidat à la direction du PQ.

Le Québec, a repris le député de Rosemont, participe aussi activement à des grands secteurs économiques d'autres provinces canadiennes. Les impôts des Québécois servent aussi à payer les mesures fiscales qui profitent largement au secteur pétrolier de l'Alberta et Terre-Neuve. «Nous avons financé 10 des 40 G$ en crédits d'impôt pour ces provinces», ajoute-t-il.

Jean-François Lisée se présente donc comme un chef souverainiste qui s'acharnera à obtenir du gouvernement canadien la juste part pour le Québec. Il constate qu'en ce moment, le gouvernement de Philippe Couillard est incapable de réclamer le juste retour des impôts québécois, ce qui permettrait d'ajouter pas moins de 35 000 emplois dans l'économie québécoise. Il estime que Philippe Couillard est tout simplement à genou devant le gouvernement canadien et ne croit pas que les choses vont s'améliorer à très court terme.

Interrogé sur l'accueil des militants dans le château fort d'Alexandre Cloutier, Jean-François Lisée a répondu avec humour. «J'ai rencontré quelques militants de Rosemont qui vont voter pour Alexandre. Je me suis donc dit que si des militants de Rosemont votent pour Alexandre Cloutier, il doit bien y en avoir au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui vont m'appuyer.»

Le député de Rosemont considère que sa position très claire sur la question nationale, à savoir qu'il n'y aura pas de référendum dans un premier mandat, recevait un bon appui au sein des militants péquistes.

Jean-François Lisée n'avait pas encore eu l'opportunité de commenter le comportement du ministre Gaétan Barrette au sujet des événements du Métropolis et le procès de l'auteur de la fusillade. Il demande au premier ministre Philippe Couillard de ne plus permettre à son ministre de la Santé de commenter des dossiers autres que ceux de la santé. Il juge le ministre tout à fait déplacé dans les circonstances.

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