Sylvain Gaudreault optent pour les égoportraits

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Sylvain Gaudreault a ici pris un égoportrait en compagnie du président régional de l'Union des producteurs agricoles, Yvon Simard.

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Le lait diafiltré, le régime forestier québécois, le commerce Internet, les organismes de coopération internationale et les transferts en santé sont les cinq dossiers sur lesquels le chef intérimaire du Parti québécois et député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, interpelle le premier ministre Trudeau.

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M. Gaudreault a publié, tel qu'annoncé, cinq égoportraits sur les réseaux sociaux pour illustrer les enjeux qu'il estime prioritaires pour la région. Chaque égoportrait état accompagné, sur Facebook, d'un court texte d'explication. Le chef par intérim espère ainsi attirer l'attention du premier ministre canadien, de passage à Saguenay à l'occasion du caucus de deux jours du Parti libéral du Canada qui se déroule à l'hôtel Delta, à Jonquière.

«M. Trudeau, au Québec nous buvons du vrai lait!» était inscrit sur le premier égoportrait publié en matinée, et pris en compagnie du président régional de l'Union des producteurs agricoles, Yvon Simard, pour demander à Justin Trudeau de régler le dossier du lait diafiltré.

Le deuxième égoportrait demandait de défendre le régime forestier québécois auprès des Américains, en déplorant que le premier ministre Trudeau n'ait rien fait pour que la taxe sur le papier surcalandré soit levée, notamment.

Le troisième égoportrait portait l'inscription «M. Trudeau, pourquoi refusez-vous de protéger nos commerçants?». Sylvain Gaudreault reproche que le gouvernement fédéral n'agisse pas pour soutenir les entreprises qui font face à une concurrence «déloyale des entreprises étrangères» en raison du commerce électronique.

M. Gaudreault a ensuite demandé au premier ministre Trudeau de rétablir le financement des organismes de coopération internationale, tel qu'il était, avant d'être coupé par les conservateurs.

Le dernier égoportrait mettait de l'avant le dossier du maintien de la progression des transferts en santé. Le député réclame un rétablissement des transferts, qui doivent être coupés de moitié à partir de l'an prochain, en raison d'une décision du précédent gouvernement.

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Denis Lebel

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Denis Lebel déplore l'absence d'annonces

Le député conservateur de Roberval, Denis Lebel, demande au premier ministre Justin Trudeau, de passage dans la région dans le cadre du caucus libéral de jeudi et vendredi, de «travailler sur de vrais résultats et non pas seulement sur des "selfies" [égoportraits]».

Denis Lebel déplore que le premier ministre ne profite pas de son passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour faire une annonce pour la région. «Il y a plusieurs enjeux importants dans notre région et malgré plusieurs promesses de la part du gouvernement Trudeau, il n'y a rien à annoncer cette semaine», a-t-il reproché, par voie de communiqué.

«Nous savons déjà que nous avons une belle région, nous n'avons pas besoin d'[égoportraits] du premier ministre Trudeau pour nous le prouver, a-t-il ironisé. La population veut de vrais résultats.»

Le député conservateur ne s'attend donc pas à ce que le premier ministre puisse fournir cette semaine des réponses sur l'avenir de la base militaire de Bagotville.

«Il y a plusieurs questions en suspens concernant les intentions du gouvernement de poursuivre le développement de l'escadre expéditionnaire et sur l'utilisation de l'expertise du Centre d'excellence sur les drones à Alma pour faire de la base régionale un centre qui va développer les drones militaires au pays.»

Denis Lebel dénonce aussi les lenteurs des négociations dans les dossiers du bois d'oeuvre et du lait diafiltré, deux situations qui ont un impact important sur la région, note-t-il.

«Ce qui est inquiétant pour notre région, c'est que rien n'indique qu'il [le gouvernement] pourra conclure une entente à temps», a-t-il souligné, au sujet des négociations avec les États-Unis sur le bois d'oeuvre. Il a rappelé que les producteurs laitiers régionaux affirment perdre 4 M$ par semaine en raison de l'utilisation de lait diafiltré par les producteurs de froma

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La liste d'épicerie de l'industrie forestière

L'Association des produits forestiers du Canada (APFC) profite de la tenue du caucus des députés libéraux dans la région pour rappeler au gouvernement l'importance de l'industrie dans l'économie canadienne avec ses 230 000 emplois qui représentent 12% du PIB de tout le secteur manufacturier et génère des activités totalisant 65 G$.

Le vice-président de l'association, Robert Larocque, confirme que l'association qui regroupe les acteurs du secteur forestier canadien a logé des demandes très précises dans le cadre de la préparation du budget 2017 du gouvernement fédéral. Il s'agit selon le vice-président de demandes justifiées dans le contexte de la modernisation de l'industrie canadienne et surtout du développement des technologies pour assurer sa pérennité.

«Le gouvernement canadien a un programme qui s'intitule Investissement dans la transformation de l'industrie forestière. Le programme qui durait quatre ans disposait d'un budget de 96 M$. Nous avons demandé au gouvernement dans les travaux de préparation du budget d'accorder un financement de 200 M$ pour les quatre prochaines années avec certaines modifications de critère», explique le vice-président.

C'est à partir de ce programme que Kruger a été en mesure de concrétiser son projet de production de fibre cellulosique en Mauricie. L'entreprise finance 50% du projet et le gouvernement injecte l'autre portion du projet. Les gouvernements provinciaux peuvent aussi participer au financement de l'entreprise.

Le critère principal est que le projet doit être une première au Canada: «Nous avons réalisé que pour au moins 50% de projets supportés par le programme, il s'agissait de premières mondiales», ajoute le vice-président pour illustrer l'importance de ce programme pour l'avenir de l'industrie. Dans la modification des critères, l'association demande à ce qu'il soit ouvert pour les projets allant de la forêt à l'application d'un produit, comme ça peut être le cas pour la construction en bois.

Environnement

Le second programme visé par l'APFC touche l'amélioration environnementale globale pour les entreprises. Il comprenait une enveloppe de 250 M$ pour le secteur de la forêt et des pâtes et papier. Robert Larocque indique que l'association demande au gouvernement de porter l'enveloppe dédiée à l'industrie forestière à 1 G$. Les fonds doivent servir à réaliser des investissements qui vont permettre aux entreprises de réaliser des gains dans tout le volet des changements climatiques ou de la réduction de consommation d'eau dans les procédés industriels ou la production des biocarburants sur une base industrielle.

Le dernier volet visé par l'association ne comporte pas spécifiquement d'enveloppe budgétaire. Il s'agit du soutien aux travaux de recherche réalisés dans les centres spécialisés et les universités. Le gouvernement doit supporter les deux types de recherche, fondamentale et appliquée, selon Robert Larocque. «Pour être en mesure de nous projeter en 2025, nous avons besoin de soutenir la recherche qui assure notre avenir avec de nouveaux produits.»

Pour l'association, le poids économique de l'industrie forestière canadienne justifie amplement les demandes logées dans le cadre des travaux préparatoires au budget. À ce titre, uniquement pour le Québec, l'industrie forestière représente 78 000 emplois avec des activités économiques totalisant 18 M$. Cette industrie occupe toujours une place de premier plan dans l'économie de la province.

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