Rio Tinto vise le même mode de gestion

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Texte: Pour l'ensemble du programme projeté pour les 10 prochaines années, Rio Tinto soutient que les impacts seraient faibles ou très faibles sur les milieux directement concernés ou les sites de travaux.

Archives Le Quotidien, Marc St-Hilaire

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La société Rio Tinto propose de réaliser des travaux de stabilisation sur 28 kilomètres de plages et de berges sur le pourtour du lac Saint-Jean entre 2017 et 2026 tout en conservant le mode de gestion actuel où elle vise un niveau de 14 à 16,5 pieds entre le 24 juin et le 1er septembre avec la possibilité de dépasser ces seuils en période automnale et pendant la crue printanière jusqu'à la limite de 17,5 pieds.

C'est ce qui ressort de la publication du résumé de projet par le ministère du Développement durable et de l'Environnement. Le ministre a donc décrété l'ouverture de la période de consultation publique des études réalisées par le promoteur en vue d'obtenir le renouvellement du décret de gestion du lac Saint-Jean et des travaux de stabilisation des berges. Les citoyens disposent de 45 jours pour loger une demande d'audience publique que le ministre devra accepter à moins qu'elle ne soit jugée frivole.

«Si le programme a contribué à l'arrêt du recul généralisé des berges et à l'accroissement de la largeur des plages, Rio Tinto estime tout de même qu'il s'avère nécessaire de le poursuivre pour la période 2017 à 2026. La compagnie minimiserait ainsi les effets de ses activités sur les habitats et les écosystèmes au pourtour du lac et permettrait aux riverains de continuer à jouir du plan d'eau, tout en sachant que leurs propriétés ne sont pas soumises à l'érosion», stipule le communiqué du gouvernement rédigé à partir des éléments contenus dans l'étude d'impact.

Les citoyens auront la possibilité d'obtenir des informations sur le projet et l'ensemble du processus d'évaluation environnementale. La véritable confrontation avec les riverains et les municipalités et MRC du Lac-Saint-Jean aura lieu au moment des audiences publiques formelles alors que les participants déposeront des mémoires et présenteront des critiques du mode de gestion de la multinationale.

Depuis le début du processus interne de consultation réalisé par Rio Tinto, les dirigeants de l'entreprise font état de trois scénarios de gestion du niveau du lac Saint-Jean qui constitue le coeur du litige avec les riverains. Selon les modalités déposées au gouvernement du Québec dans l'étude d'impact, Rio Tinto retient un seul scénario de gestion qui est exactement le même que celui en vigueur en ce moment avec une limite pendant la période estivale uniquement, alors que les problèmes surviennent généralement l'automne lorsque la multinationale gère le lac Saint-Jean le plus haut possible afin de se créer des réserves pour profiter au maximum de la crue automnale.

«Le programme 2017-2026 repose notamment sur l'adoption d'un mode de gestion des niveaux du lac Saint-Jean et sur la réalisation de travaux pour certaines plages et portions de berges. Rio Tinto Alcan privilégie le maintien du statu quo, soit un niveau maximum de 16,5 pieds (entre le 24 juin et le 1er septembre, il serait maintenu entre 14 et 16 pieds en fonction du niveau de précipitations), en raison des bons résultats obtenus, et ce, autant en ce qui a trait à l'état des berges et des plages qu'en ce qui concerne la production de la centrale hydroélectrique d'Alma.»

Pour l'ensemble du programme projeté pour les 10 prochaines années, le promoteur en arrive à la conclusion que les impacts seraient faibles ou très faibles sur les milieux directement concernés ou les sites de travaux. Les impacts sont principalement associés à des risques de déversement accidentel reliés à la présence de machinerie lourde. D'autre part, les travaux se solderaient par la création des nouveaux habitats fauniques et la protection de ceux existants.

Rio Tinto projette de réaliser les travaux pendant la période hivernale alors que les activités de villégiature sont au plus bas au lac Saint-Jean. L'entreprise souligne qu'il pourrait y avoir des impacts locaux temporaires avec la présence de véhicules lourds additionnels sur certaines routes.

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