Un appel à débuter les négociations

Le porte-parole régional du Syndicat des Paramédics-Nord du... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le porte-parole régional du Syndicat des Paramédics-Nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martin Harvey, a tenu mardi une rencontre de mobilisation pour sensibiliser la population sur l'importance des négociations dans leur secteur pour l'amélioration de ce service de première ligne.

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Les 160 ambulanciers membres du Syndicat des Paramédics-Nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont poursuivi mardi la campagne de mobilisation dans le but de forcer le début des négociations de la convention collective de travail pour tout le Québec qui est échue depuis le 31 mars 2015 pendant que le gouvernement du Québec et les propriétaires d'entreprises et coopératives se renvoient la balle sur les coûts de la négociation.

Le porte-parole régional de la FSSS-CSN dans cette négociation, Martin Harvey, dénonce cette situation depuis plusieurs mois et affirme qu'il est maintenant temps que les responsables gouvernementaux prennent leurs responsabilités. Les représentants syndicaux des paramédicaux ont profité de la période estivale pour sensibiliser les politiciens sur cette réalité et attendent avec impatience une réponse du ministre Gaétan Barrette qui a la responsabilité des services préhospitaliers.

«Nous ne sommes pas encore en moyen de pression. Il y a quand même une limite et on ne demandera pas de mandat de grève à nos membres pour avoir le droit de négocier une convention collective. Nous sommes en 2016 et nous avons le droit de négocier. En ce moment, tout est paralysé», explique Martin Harvey.

Le porte-parole de la CSN rappelle qu'historiquement, le gouvernement du Québec prenait charge des coûts de la négociation des ambulanciers. Ces négociations nécessitent des libérations syndicales et du temps pour plusieurs officiers syndicaux provenant des quatre coins du Québec qui ont à représenter les réalités locales de ce service de première ligne.

«Les propriétaires d'entreprises ont décidé qu'ils étaient les patrons et voulaient intervenir. Le gouvernement leur a répondu que dans ce cas, ils doivent assumer cette responsabilité et défrayer les coûts de la négociation, nous sommes pris entre les deux qui se lancent la balle. Pendant ce temps, les négociations n'avancent pas et ce sont les services à la population qui en souffrent», ajoute Martin Harvey.

«Historiquement, reprend Martin Harvey, ce sont les gains obtenus par les paramédicaux dans les négociations qui ont permis d'améliorer les services aux citoyens. Ce ne sont pas les propriétaires qui ne font qu'empocher les profits alors que le gouvernement assume tous les frais importants.»

Le porte-parole explique que l'enjeu principal est dans un premier temps celui du début de la négociation le plus rapidement possible. Les horaires de travail dans les régions et les surcharges de travail dans les grands centres seront au coeur des discussions. En matière salariale, les paramédicaux obtiennent habituellement des augmentations comparables à celles des employés du réseau de la santé.

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