Cégeps: les professionnels manifestent

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Un peu moins d'une centaine de professionnels des cégeps de Chicoutimi, Jonquière et Alma ont tenu une demi-journée de grève, lundi matin

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Un peu moins d'une centaine de professionnels des cégeps de Chicoutimi, Jonquière et Alma ont dénoncé le traitement salarial inégal, lundi, lors d'une demi-journée de grève. Une inégalité fondée sur le sexe, estiment ces employés affiliés au Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Sans contrat de travail depuis mars 2015, les conseillers pédagogiques, conseillers en orientation et en adaptation scolaire, psychologues et travailleurs sociaux seront bientôt moins rémunérés que les enseignants collégiaux. Cette «iniquité» se fera sentir en 2019 avec la nouvelle structure proposée par le gouvernement, déplore la déléguée syndicale du SPGQ, Guylaine Savard.

«À l'époque, les professionnels gagnaient un meilleur salaire que les enseignants. Ceux-ci ont eu un rattrapage dans les dernières années, mais les professionnels n'ont rien eu. Et en 2019, le salaire des enseignants dépassera maintenant celui des professionnels. On parle d'un écart de 21% si on compare avec la rémunération fixée avant la hausse accordée aux enseignants», dénonce Mme Savard, ajoutant que l'écart avec les cadres est également prononcé.

La représentante du SPGQ accuse également le gouvernement de favoriser l'inégalité salariale entre les hommes et les femmes. L'écart de salaire arrive alors que les postes de professionnels sont majoritairement occupés par des femmes.

«Notre profession se féminise. On parle de 70% de femmes. Mais chez les cadres et les enseignants, il y a la mixité. L'enjeu d'équité salariale fait indéniablement partie de nos négociations», plaide Guylaine Savard.

Les discussions entre les professionnels et le gouvernement sont rompues depuis le printemps dernier. Aucune rencontre de négociation n'est prévue pour faire avancer les discussions. D'autres journées de grève se tiendront au cours de l'automne, si le gouvernement ne se montre pas plus ouvert, promet la déléguée syndicale.

«On ne lâchera pas le morceau», laisse tomber Mme Savard.

Plusieurs élèves ont dû rebrousser chemin, lundi matin, en se rendant à leur cégep respectif. Certains se sont montrés mécontents de la situation, alors que d'autres ont manifesté leur solidarité envers les professionnels.

«C'est partagé comme appui, mais il y a davantage d'étudiants qui soutiennent les professionnels. On a d'ailleurs voté en majorité pour les appuyer, lors de notre dernière assemblée au printemps. Ces professionnels sont l'âme du cégep, ils aident les étudiants. Et je préfère de loin manquer quelques demi-journées plutôt que de perdre ces professionnels», commente Steve Boudreau, président de l'Association générale des étudiants du Collège de Chicoutimi.

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