Nappi donne raison à Rio Tinto

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Économiste retraité, Carmine Nappi a longtemps analysé les fluctuations du marché mondial de l'aluminium pour Alcan.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Il n'y a pas de place, à court terme, pour de nouvelles alumineries au Saguenay-Lac-Saint-Jean. C'est ce qu'affirme l'économiste à la retraite Carmine Nappi, qui a longtemps analysé le marché mondial de l'aluminium pour le compte d'Alcan. L'expert abonde donc dans le même sens que le nouveau directeur exécutif, opération Atlantique de Rio Tinto, Gervais Jacques. Mais il y a tout de même une lumière au bout du tunnel, estime le spécialiste.

Plus tôt cette semaine, le directeur Gervais Jacques réitérait l'affirmation de Rio Tinto, déclarant que l'industrie était en crise. «Actuellement, le marché mondial n'est pas propice aux investissements. L'année a été assez bonne pour certains métaux, comme le nickel, mais la demande a diminué pour d'autres, comme le cuivre et l'aluminium, ce qui ne laisse pas présager des investissements à court terme, et surtout pas de nouvelles alumineries au Saguenay-Lac-Saint-Jean comme on a déjà entendu parler par le passé», a expliqué Carmine Nappi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien vendredi.

La grande coupable? La Chine.

«La Chine représente 50% de la consommation mondiale. La demande a nettement diminué, en raison du ralentissement de l'urbanisation. Le plus gros problème du marché mondial, c'est vraiment la demande de la Chine», précise Carmine Nappi.

Le second problème est l'inventaire mondial de tonnes d'aluminium. Mais, de ce côté, Carmine Nappi voit des signes encourageants.

«Il y a quelques années, l'inventaire atteignait les 10 millions de tonnes dans l'entrepôt du LME (London Metal Exchange) et chez certains producteurs. J'ai vérifié cette semaine et ce nombre est présentement de 2,2 millions de tonnes. C'est encourageant, puisque cela signifie que le stock en inventaire s'écoule tranquillement, donc que la demande connaîtra une hausse à long terme», explique Carmine Nappi.

Technologie AP60

Concernant le dossier de la possible implantation de la technologie AP60 à l'aluminerie Alouette de Sept-Îles, alors que cette technologie a été développée au Complexe Jonquière, Carmine Nappi a admis ne pas avoir suivi le dossier de près. Il y a deux semaines, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, demandait d'ailleurs à Rio Tinto d'expliquer pour quelles raisons le contexte économique était davantage favorable aux investissements sur la Côte-Nord plutôt qu'au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Questionné à ce sujet, M. Nappi a affirmé ne pas être dans le secret des dieux.

«Ce sont des décisions de compagnies. Je sais qu'Alouette exporte davantage en Europe alors que Jonquière exporte aux États-Unis, peut-être est-ce une raison. Mais je ne fais que spéculer», a indiqué l'expert.

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