Biomoss aurait deux usines

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Claude Gosselin est à la tête de Biomoss Carbone, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il travaille à l'implantation d'une usine à Chambord et d'une autre, à Alma.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Ce n'est pas une, mais bien deux usines de fabrication de briquettes que Biomoss Carbone souhaite implanter au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L'information a été confirmée par Claude Gosselin, président-directeur général de l'entreprise.

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Si le projet se concrétise, Biomoss Carbone se consacrera principalement sur la briquette énergétique et la briquette de BBQ. 

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Le site identifié pour Chambord est l'ancienne usine d'Agropur. Du côté d'Alma, les discussions sont en cours entre la Ville et les promoteurs. Aucun site potentiel n'a été identifié pour le moment.

«Ce sont deux projets d'envergure similaire et du même ordre de grandeur. Nous produirons la même chose aux deux endroits», affirme M. Gosselin.

Biomoss compte investir quelque 70 millions de dollars dans la région. Pour chacune des usines, de 60 à 65 emplois pourraient voir le jour. Claude Gosselin avance que plusieurs centaines de postes seraient créés en forêt.

Dans son plan d'affaires, la compagnie de l'ancien hockeyeur Steve Duchesne mise sur les produits de biocarbone. Si le projet se concrétise, elle se consacrera principalement sur la briquette énergétique et la briquette de BBQ. Le noir de carbone a aussi un bon potentiel de développement, selon les promoteurs.

«C'est un produit de niche qui offre des perspectives très intéressantes, surtout dans le domaine environnemental», commente M. Gosselin.

«La filière feuillue n'a pas été exploitée depuis longtemps au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il n'y a pas beaucoup de preneurs pour le bouleau et le tremble. Notre projet est orienté vers un type de projet qui mise sur le bois de trituration. Nous récupérons ce dont les scieries et principaux utilisateurs de la forêt n'ont pas besoin pour faire des produits de carbone.»

Claude Gosselin est optimiste. Il continue de croire que le projet a de très bonnes chances de se réaliser à Chambord. «On ne cherche pas de site ailleurs et notre offre d'achat est sur la table. Elle est en vigueur jusqu'à la fin de l'année. Nous sommes à faire nos travaux d'ingénierie, valider nos coûts de construction et vérifier de quelle manière nous allons intégrer nos différents équipements. En parallèle à ça, on travaille à notre montage financier», poursuit l'homme d'affaires. Il précise qu'il s'agira surtout d'un financement privé, mais n'est pas en mesure de confirmer dans quelle proportion.

Ami de Steve Duchesne

Claude Gosselin est un ami d'enfance de Steve Duchesne, un ancien joueur de la Ligue nationale de hockey. Ils ont grandi ensemble.

Originaire de Sept-Îles, il a travaillé pendant 25 ans chez Aluminerie Alouette et a participé au démarrage de l'entreprise en 1992. Ce dernier a occupé de nombreux postes de gestion, dont des fonctions de vice-président au cours des dix dernières années.

Il s'est joint à Biomoss Carbone en décembre 2015. «Steve est venu me rencontrer et voulait démarrer ces projets au Lac-Saint-Jean. Il cherchait quelqu'un qui avait de l'expérience dans les opérations en usine et la mise en place d'une organisation à partir de zéro. J'ai décidé de sauter dans l'aventure. J'ai participé à bâtir une usine à partir du jour 1. C'est extraordinaire de vivre ça une fois dans sa vie et deux fois, c'est fantastique. Nous sommes sérieux et ça avance bien», termine-t-il.

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Marc Asselin affirme qu'Alma dispose de tous les espaces dont auraient besoin les promoteurs de Biomoss Carbone.

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«Je suis impliqué directement»

«Nous travaillons fortement sur le dossier. Je suis impliqué directement. C'est très prometteur et nous accompagnons les promoteurs dans cette démarche. Il y a encore des ficelles à attacher, mais le dossier se présente bien.»

Marc Asselin affirme qu'Alma dispose de tous les espaces dont auraient besoin les promoteurs de Biomoss Carbone pour s'installer et opérer une éventuelle usine. Celle-ci serait similaire à celle qui est projetée également en terre chambordaise. 

Toutefois, le maire Asselin considère qu'il est beaucoup trop tôt pour annoncer les endroits potentiels qui sont dans le collimateur des promoteurs. Pour l'élu, la ville est prête à accueillir une telle usine. «C'est la compagnie qui décidera d'aller de l'avant ou pas. On prépare le terrain en fonction que ce soit un oui, mais on ne peut pas en faire plus pour le moment», précise-t-il.

Selon le magistrat, il n'en tient maintenant qu'aux promoteurs de poursuivre leurs démarches et faire les études de marché qui leur permettraient d'avoir la certitude que la clientèle sera au rendez-vous. 

«Les industries qui projettent ce genre de projet doivent faire des évaluations pointues afin d'être certaines qu'elles auront les clients pour produire. Au moment où on se parle, il semblerait bien que ce soit bel et bien le cas.»

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