D'autres soucis pour Pexal Tecalum

L'usine d'extrusion d'Alma appartient au CEE-UQAC.... (Archvies Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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L'usine d'extrusion d'Alma appartient au CEE-UQAC.

Archvies Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Chaînon manquant et usine tant désirée pour propulser la transformation d'aluminium, l'usine d'extrusion d'Alma fait face à d'importants problèmes financiers. Après la querelle des actionnaires, la Caisse populaire Desjardins d'Alma a déposé des préavis d'exercice d'un droit hypothécaire contre l'une des entreprises actionnaires de Pexal Tecalum, Intégr-Al, appartenant à Sylvain Gagnon.

Selon certaines informations obtenues par Le Quotidien, Pexal Tecalum aurait également d'autres soucis financiers outre ces préavis.

Cette procédure légale vient s'ajouter aux déboires de l'entreprise qui a été sélectionnée pour opérer cette usine appartenant au Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage de l'Université du Québec à Chicoutimi (CEE-UQAC). La semaine dernière, rappelons-le, l'usine a cessé ses opérations pour une période de quelques semaines.

L'usine, construite au coût de plus de 12 millions$, a été payée presque entièrement par des fonds publics. Ottawa a versé 9 millions$ dans ce projet et Alma a offert 2 millions$ en argent et en services.

Les actionnaires ont également investi des sommes dans ce projet, en lequel les élus et le milieu des affaires fondaient beaucoup d'espoirs.

Certains intervenants dans le monde de l'aluminium cachent difficilement leur déception. «C'est un échec pour la région», commente un des intervenants proches du dossier.

Étant donné la nature des problèmes, les élus et intervenants refusent de commenter publiquement le dossier. Certains croient toutefois que la situation pourrait se dénouer la semaine prochaine. Car les problèmes financiers ne seraient pas insurmontables. De nouveaux actionnaires auraient les mises de fonds nécessaires pour relancer les opérations. Les actionnaires en conflit, Sylvain Gagnon et Jean-François Harvey, doivent toutefois s'entendre avant d'ajouter de nouveaux propriétaires. Une rencontre de la dernière chance est prévue lundi.

«Il faut que ça se règle, car là, ça n'a plus de bon sens. La chicane nuit aux opérations», commente un élu qui préfère ne pas être identifié pour le moment.

Malgré les problèmes financiers, le carnet de commandes serait bien garni. C'est d'ailleurs pour cette raison que les actionnaires tiennent à conserver leurs parts. Les problèmes financiers seraient notamment dus à un fonds de roulement qui n'était pas assez élevé pour faire face aux premières années de démarrage de l'entreprise.

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