Justin Trudeau attendu de pied ferme par les agriculteurs

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Les producteurs de lait du Saguenay-Lac-Saint-Jean attendent de pied ferme le premier ministre Justin Trudeau.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les producteurs de lait du Saguenay-Lac-Saint-Jean attendent de pied ferme le premier ministre Justin Trudeau, qui sera dans la région la semaine prochaine à l'occasion du caucus national de son parti. Si le chef libéral ne s'engage pas à mieux protéger le système de gestion de l'offre, comme il l'a promis pendant la campagne électorale, les agriculteurs promettent d'être visibles.

« Ce qu'on demande, ce n'est pas compliqué. On demande au gouvernement d'appliquer le règlement. C'est tout. On a donné du temps au gouvernement pour comprendre les enjeux, le dossier. Mais là, c'est assez. Justin Trudeau doit se commettre », plaide Yvon Simard, président régional de l'Union des producteurs agricoles (UPA).

Le laxisme du gouvernement dans l'application des règles entourant la gestion de l'offre fait perdre beaucoup d'argent aux producteurs, insiste Daniel Côté, président régional du Syndicat des producteurs de lait. Les agriculteurs de la région affichent une baisse de salaire de 6 % en juillet. L'UPA pointe notamment l'utilisation du lait diafiltré importé pour la fabrication de fromages et de yogourt. Les normes canadiennes, rappelons-le, prévoient une limite à l'ajout d'un tel ingrédient dans la fabrication de ces produits. Mais le lait diafiltré, qui considéré comme un ingrédient par l'Agence des services frontaliers, est classé comme étant du lait par l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Ce qui permet aux transformateurs laitiers de contourner les normes établies.

« En 2015, les producteurs du pays ont perdu 220 millions $ en raison de ses importations. En juillet, on parle encore d'une baisse de 6 %. Pour des producteurs, qui ont des dépenses encore plus importantes en cette période, c'est une baisse considérable. Si on ne fait rien, ce sont des milliers de fermes qui seront touchées et les premières seront en région », insiste M. Côté.

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