Un déviant sexuel brise ses conditions

Éric Fortin devra passer des tests urinaires, afin... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Éric Fortin devra passer des tests urinaires, afin de s'assurer qu'il poursuit ses traitements d'hormonothérapie.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Éric Fortin, qui devait subir des traitements d'hormonothérapie pour calmer de fortes pulsions sexuelles, a brisé ses conditions. L'homme de 45 ans a écopé d'une peine de 12 mois de prison en collectivité à purger à la maison Ressac.

Éric Fortin logeait déjà à cet endroit, destiné à des personnes souffrant de problématiques de santé mentale depuis plusieurs mois, après avoir écopé d'une peine pour des bris de probation et des menaces, en décembre dernier. Il était également contraint à subir des traitements d'hormonothérapie, puisqu'Éric Fortin est reconnu comme étant un déviant sexuel. En effet, même s'il n'est jamais passé à l'action, l'homme décrivait, dans des calepins découverts par la police, ses fantasmes de vouloir enlever, agresser sexuellement des femmes et ensuite les éliminer.

En juin dernier, il a toutefois arrêté ses traitements, s'est rendu au 21 Price de Chicoutimi et a acheté des amphétamines. Il avait été arrêté et était détenu depuis ce temps.

Mercredi, la Couronne et la défense se sont entendues, demandant une nouvelle peine de 12 mois à purger dans la collectivité.

«Est-ce que l'hormonothérapie donne des résultats?», a demandé le juge Michel Boudreault à l'accusé.

«Oui, beaucoup. Je n'ai presque plus de pulsions. Je me sens mieux», a affirmé l'accusé.

«C'est assez rare que devant des cas liés à des pulsions sexuelles, il y ait une suggestion commune de la Couronne et la défense. Il semble que nous voulons tous vous sauver. Vous demandez de l'aide avant de commettre des crimes. Je suis sincèrement convaincu que vous êtes capable d'avoir une vie normale. Et je pense que vous avez de meilleures chances à la maison Ressac qu'en détention», a fait valoir le juge Boudreault.

Éric Fortin pouvait passer des nuits en érection et se masturbait six à sept fois par jour. Il affirme que les traitements ont nettement diminué ses besoins de masturbation et d'éjaculation.

Il sera maintenant contraint à passer des tests urinaires, afin de s'assurer qu'il continue à suivre ses traitements d'hormonothérapie.

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