Benoit Newashish reste en détention

Le juge Michel Boudreault... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le juge Michel Boudreault

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Benoit Newashish a été reconnu coupable de vol qualifié, d'avoir eu en sa possession un poing américain, de s'être déguisé dans le but de commettre un crime et de bris de conditions. Alors qu'il était en liberté en attente de procès depuis le printemps 2015, il a brisé ses conditions le 3 août dernier, ce qui l'a conduit derrière les barreaux, où il devra rester jusqu'à son retour en cour.

En mai 2015, l'individu a participé à une agression armée commise sur le boulevard du Saguenay. Newashish et deux autres hommes s'étaient présentés au domicile de la victime, dans le but d'y commettre un vol. Le propriétaire était sur les lieux et les trois individus masqués l'avaient frappé au visage et à la tête à l'aide de bagues et d'un poing américain. Les trois malfaiteurs, dont Benoit Newashish, avaient été identifiés par des témoins. La victime n'avait pas porté plainte, mais devant les déclarations des voisins, des accusations ont été portées.

À l'époque, le jeune homme avait pu reprendre sa liberté en attente de procès. Mais voilà que le 3 août dernier, il a été arrêté ivre sur la voie publique, à 4h du matin, avec un coffre rempli d'outils volés. Newashish devait respecter plusieurs conditions, dont celles de ne pas consommer d'alcool et de rentrer chez lui avant 22h. Il a été arrêté puis conduit en prison.

Mercredi après-midi, Benoit Newashish a plaidé coupable à l'ensemble des accusations qui pesaient contre lui, soit celle concernant l'agression armée et celle des bris de conditions.

Son avocate, Me Marie-Ève St-Cyr, demandait que son client soit remis en liberté en attente du rapport présentenciel. La Couronne, représentée par Me Sébastien Vallée, s'opposait à la remise en liberté de l'accusé.

Benoit Newashish a affirmé ne pas avoir de problème d'alcool et qu'il prévoyait retourner aux études. Il a toutefois admis ne pas s'être rendu compte de l'heure lorsqu'il a été arrêté après son couvre-feu, à 4h du matin. «Je savais qu'il était passé 22h, mais je ne savais pas qu'il était si tard», a fait valoir l'individu.

«Imaginez, il a un couvre-feu et il ne sait même pas il est quelle heure!», a lancé Me Vallée

Devant le peu de garanties de l'accusé, le juge Michel Boudreault a décidé de ne pas accepter la demande de la défense.

«Je ne détecte pas de franchise chez vous. Je ne vous crois pas et je pense qu'il y a un risque pour la société», a déclaré le juge Michel Boudreault.

Newashish, qui était détenu depuis le 3 août, a donc repris le chemin des cellules et sera de retour en Cour pour le dépôt du rapport présentenciel.

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