Campagne de financement déjà en cours

Rio Tinto n'offrira plus de soutien financier au... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Rio Tinto n'offrira plus de soutien financier au Quatuor Alcan.

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L'annonce que Rio Tinto retirait son financement au Quatuor Alcan était à peine tombée que des moyens pour venir en aide au groupe de musique étaient déjà mis en place. C'est le cas d'une campagne de sociofinancement lancée lundi par le musicien originaire de Saguenay, Gaël Chabot-Leclerc.

En une journée, un peu plus de 1900 dollars étaient déjà amassés. L'objectif de la campagne est d'amasser 25 000 $ avant le 18 octobre, date du premier concert de la saison du quatuor.

« J'ai vu la nouvelle vers minuit chez moi et j'ai décidé de faire quelque chose. C'est certain que 25 000 $, c'est un montant assez important, mais il faut que ça en vaille la peine. On a amassé près de 2000 $ jusqu'à présent. C'est bien, mais ça ne fait pas nécessairement une différence à long terme », explique M. Chabot-Leclerc.

Le musicien, qui vit maintenant à Vancouver, s'estime assez optimiste de pouvoir atteindre son objectif. Selon lui, le fait d'avoir amassé un bon montant en une seule journée augure bien pour le reste de la campagne. Même s'il est conscient que l'engouement des personnes peut diminuer au fil des semaines, Gaël Chabot-Leclerc croit que les circonstances un peu spéciales jouent en sa faveur.

« Ça sort un peu de l'ordinaire. Ce n'est pas la campagne annuelle du quatuor, alors ça fait différent. Je crois qu'avec cette campagne, on va voir à quel point les gens y tiennent. Peut-être que des gens qui ne viennent pas aux concerts vont donner un petit quelque chose quand même. Et peut-être que ça va permettre d'intéresser de plus en plus de gens au quatuor et les convaincre de venir assister aux évènements. Je l'espère en tout cas! », explique le percussionniste.

M. Chabot-Leclerc a choisi de lancer la campagne de sociofinancement, qu'on retrouve sur le site canadahelps.org, à cause de la place que le quatuor a eue dans sa vie. « J'ai travaillé avec eux, j'ai grandi avec eux! Pendant que je faisais mes études au Conservatoire, je rencontrais les musiciens tous les jours. Je vois aussi ce que ça apporte aux gens. Je trouve ça triste qu'une génération ne grandisse pas avec ça », raconte-t-il.

Selon lui, la campagne est d'autant plus importante qu'il croit que le milieu artistique est délaissé : « Les arts sont souvent laissés pour compte. Je ne veux pas être alarmiste, mais il faut appeler un chat, un chat. Je crois qu'au bout du compte, ce sont des choix de société, ou dans le cas du Quatuor Alcan, des choix de dirigeants. Si la personne qui dirige ne s'y intéresse pas, alors le financement va ailleurs. »

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