Une femme d'affaires veut un stationnement asphalté

Pour illustrer son point, Suzanne Potvin s'est rendue... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Pour illustrer son point, Suzanne Potvin s'est rendue au stationnement du parc de la Rivière-du-Moulin en portant des talons hauts, après avoir démontré que les espadrilles sont nécessaires sur celui du centre-ville.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Suzanne Potvin, une femme d'affaires possédant un salon de coiffure sur la rue Racine, à Chicoutimi, en a marre. Ses clients «souillent leurs vêtements et chaussures en se rendant à son commerce parce que Saguenay refuse depuis 25 ans d'asphalter le stationnement» longeant les rues Racine et du Havre.

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Pour illustrer son point, Suzanne Potvin s'est rendue au stationnement du parc de la Rivière-du-Moulin en portant des talons hauts, après avoir démontré que les espadrilles sont nécessaires sur celui du centre-ville.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Pendant ce temps, des citoyens en espadrilles et tenue de sport ont l'opportunité d'aller pratiquer leur loisir préféré au parc de la Rivière-du-Moulin en débarquant de leur véhicule sur un stationnement complètement pavé à neuf, dénonce-t-elle.

Au moment où les dossiers de stationnements défraient la manchette, Mme Potvin se demande où sont les priorités à Saguenay. Selon elle, depuis 25 ans, la ville laisse le stationnement du centre-ville sur le gravier alors que de «nombreux travailleurs proprement habillés en habits, cravates et souliers à talons hauts n'ont d'autres choix que de se souiller lors de journées de pluie pour fréquenter bureaux et commerces». «J'ai des clientes qui arrivent ici toutes propres et qui n'ont d'autres choix que de patauger dans le pâté de boue», affirme-t-elle.

Elle ajoute que dans le passé, elle a contacté des fonctionnaires de l'arrondissement Chicoutimi pour faire pression. Ces derniers lui ont suggéré de présenter un projet pour que les choses bougent. Ce projet a été présenté avec l'idée d'asphalter la zone, d'y aménager des bancs publics et de faire payer les propriétaires de campeurs qui s'installent dans le secteur gratuitement.

«En mai, ce fonctionnaire m'a dit qu'il y aurait présentation d'un projet. En lui faisant part que j'entendais faire une sortie dans les médias, il m'a dit d'attendre en juin. Il ne se passe rien comme d'habitude. C'est ridicule de rire de la population comme ça. Je suis tannée.»

Pour illustrer la situation, Mme Potvin a accepté de se faire photographier en talons hauts sur le stationnement du parc de la Rivière-du-Moulin et en espadrilles à celui du centre-ville.

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