Stationnement de l'hôpital de Chicoutimi: plus cher et moins de places

L'agrandissement du bloc opératoire de l'hôpital de Chicoutimi... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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L'agrandissement du bloc opératoire de l'hôpital de Chicoutimi pourrait amputer plus d'une quarantaine de places de stationnement.

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En plus de devoir payer davantage pour se garer, les employés et les utilisateurs de l'hôpital de Chicoutimi pourraient avoir encore plus de difficultés à trouver un emplacement libre, ce qui est bien loin de les enchanter. L'agrandissement du bloc opératoire de l'établissement amputerait plus d'une quarantaine de places de stationnement.

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L'agrandissement du bloc opératoire de l'hôpital de Chicoutimi pourrait amputer plus d'une quarantaine de places de stationnement.

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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CIUSSS) veut doubler la superficie du bloc opératoire de l'hôpital de Chicoutimi. Le projet de 30 millions$ n'a pas encore reçu l'aval du ministère de la Santé, mais les plans et devis d'une nouvelle aile qui sera bientôt construite en façade du centre hospitalier ont été conçus de façon à pouvoir accueillir les futures infrastructures. De 40 à 50 places de stationnement seraient alors sacrifiées.

Selon la porte-parole régionale du Syndicat des techniciens et des professionnels de la santé (CSN), Nancy Poulin, le fait de sabrer le stationnement provoquera inévitablement une levée de boucliers. «C'est déjà une énorme problématique le stationnement, surtout à Chicoutimi depuis la fusion et la mise en place du CIUSSS. Le fait de centraliser les services amène plus de personnes. Ç'a toujours été problématique. Les gens cherchent du stationnement. C'est une perte de temps et un irritant majeur dont nous n'avons pas besoin», a-t-elle commenté.

«S'ils réduisent le nombre de places, c'est sûr que les gens ne seront pas contents, renchérit-elle. Au Centre jeunesse, chaque fois que quelqu'un revient de l'hôpital, il parle d'à quel point c'est problématique. J'espère qu'ils vont trouver des solutions.»

Du côté du CIUSSS, Jean-François St-Gelais, adjoint à la PDG et responsable des relations avec les médias, a reconnu l'impact du projet sur le stationnement et a affirmé que les responsables des services techniques réfléchissent à trouver des moyens alternatifs. L'agrandissement du bloc opératoire vise à améliorer le fonctionnement et l'efficacité des procédures de stérilisation.

Le directeur des services techniques au CIUSSS, Michel Maltais, étant en vacances, il n'a pu être joint.

Réactions

Le Quotidien s'est rendu à l'hôpital de Chicoutimi pour échanger avec des employés et des utilisateurs. «C'est déjà vraiment compliqué de se stationner», a commenté brièvement Colombe Bergeron.

«Je me ''parke'' déjà au cégep quand j'ai des examens. Il devrait y avoir un stationnement à étages», a pour sa part proposé Gisèle Côté.

Pour Valérie Rossignol, technologue en radiologie, le problème est moindre, en raison de son horaire de travail. «Les employés peuvent prévoir d'avance. Je n'ai pas vraiment de problème avec ça pour ma part. Mais ça arrive de voir des gens en retard à leur rendez-vous en raison du stationnement.»

Une de ses collègues, qui a préféré conserver l'anonymat, abondait dans le même sens. «Ça va surtout être la misère pour les usagers. Moi, j'arrive assez tôt le matin.»

Les travaux visant la construction de l'Unité de retraitement des dispositifs médicaux pourraient être amorcés au printemps 2017, si le gouvernement donne le feu vert au projet.

Chantal Rivard affirme que le gouvernement, en imposant... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Chantal Rivard affirme que le gouvernement, en imposant des orientations au CIUSSS, est le responsable de cette vague de mécontentement.

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Valérie Rossignol, technologue en radiologique, ne s'indigne pas... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.1

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Valérie Rossignol, technologue en radiologique, ne s'indigne pas de la hausse des tarifs de stationnement, contrairement à plusieurs.

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Employés et utilisateurs en colère

La hausse des tarifs de stationnement des différents hôpitaux de la région, qui touche à la fois les utilisateurs et les travailleurs, sème la grogne.

Le Quotidien faisait état dans son édition de mercredi des nouveaux coûts qui seront en vigueur à compter de la fin du mois d'août, une nouvelle qui en a fait sourciller plusieurs.

«Ça fait chier», a lancé spontanément une employée, qui n'a pas voulu que son identité soit révélée.

Le son de cloche semble le même chez les utilisateurs, qui déplorent d'être contraints de payer plus cher pour accéder à un service public. «C'est sûr que ce n'est jamais le fun de payer plus, surtout quand on est obligés», a commenté Colombe Bergeron.

Certains patients ont d'ailleurs rejeté la faute sur le gouvernement provincial. «Le gouvernement ne se casse pas la tête. On est dans la facilité. On est tannés de répéter ça. C'est toujours les mêmes tendances et les mêmes rengaines. Ça vient d'eux», a déploré Chantal Rivard. Par ailleurs, plusieurs utilisateurs optent déjà pour se garer dans les rues avoisinantes afin d'éviter ces coûts.

Néanmoins, certaines personnes acceptent cette hausse avec résignation. «C'est ça un petit peu partout. Ce ne sont pas des frais si élevés si on se compare. Au moins, on a un endroit sécuritaire pour se stationner avec des caméras. Aussi, le tarif des employés inclut deux remorquages gratuits par année. Je n'ai pas vraiment de problème avec ça», a partagé Valérie Rossignol, technologue en radiologie.

La direction du CIUSSS a également réagi, par l'entremise de Jean-François St-Gelais, adjoint à la PDG et responsable des relations avec les médias. M. St-Gelais a rappelé le double contexte derrière cette décision. «Il faut voir le contexte dans lequel on est. D'abord, il y a l'orientation du gouvernement qui souhaite qu'on augmente les revenus des activités accessoires. Aussi, il y a le contexte de compressions de 15 millions de dollars. Les occasions de trouver des revenus sont limitées. On est conscients que c'est un grand débat. Dans une situation idéale, on resterait avec le statu quo», a-t-il fait valoir.

Avec cette mesure d'harmonisation des tarifs de stationnement, le CIUSSS entend toucher 275 000$ d'ici la fin de l'année, puis quelque 375 000$ annuellement par la suite. «C'est 375 000$ qu'on ne coupe pas dans les emplois ou les services», fait remarquer M. St-Gelais.

Du côté du syndicat des travailleurs, Nancy Poulin est convaincue que la hausse des tarifs de stationnement pour les travailleurs va causer du mécontentement.

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