Le juge Larouche semonce les chauffards

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Plusieurs personnes accusées de conduite avec les facultés affaiblies ont défilé au Palais de justice de Chicoutimi, mardi matin, suscitant l'indignation du juge Rosaire Larouche. Exaspéré, il a tenu à semoncer les pères et mères de famille qui ont mis en danger la vie des autres citoyens.

«J'imagine que vous êtes un père de famille honnête qui se scandalise quand il entend à Salut Bonjour qu'un chauffard a décimé la vie d'une famille. Mais vous auriez pu vous retrouver dans la même situation», a insisté le juge Larouche, s'adressant à Benoît Desgagnés.

Le magistrat n'a pas été plus tendre envers Nadia De Chantal, qui a conduit sa voiture avec les facultés affaiblies alors que sa fille de sept ans se trouvait à l'intérieur. Cette dernière a même eu un accident de la route avant d'être arrêtée par les policiers. Personne n'a été blessé.

Le juge a demandé à la mère de famille si elle écoutait les nouvelles qui ne cessent de rapporter des histoires d'horreur liées à l'alcool au volant. Elle a immédiatement répondu non. «Je vous recommande de le faire», a ironiquement conseillé le juge, visiblement agacé par le nombre de dossiers de facultés affaiblies.

Peu vêtue

Une dame a aussi été réprimandée pour son habillement. Accusée de voies de fait sur un agent de la paix, Mélanie Boily est apparue peu vêtue devant le juge Rosaire Larouche. La dame portait un débardeur révélateur et des shorts très courts. «Il y a un code vestimentaire à respecter. Ça prend des pantalons plus longs. Pour cette fois-ci, on va l'accepter, mais pas la prochaine fois», a averti le juge Larouche.

Vol de fromage

Un Almatois a écopé de 20 heures de travaux communautaires pour avoir volé un sac de fromage valant moins de 5$ dans une épicerie de Saguenay. Marc Côté avait dérobé cette marchandise, car il n'avait pas d'argent pour se nourrir. «C'est inconcevable de voler pour manger en 2016», a exprimé le juge Larouche, rappelant les services qui existent pour venir en aide aux gens en difficulté.

Ce dernier s'est cependant montré clément envers le jeune homme qui travaille aujourd'hui dans une épicerie. La peine aurait en effet pu être plus sévère, compte tenu de récents antécédents et des pertes monétaires pour les entreprises.

«Le vol à l'étalage cause des pertes incroyables pour les entreprises. Ils investissent des sommes importantes pour se doter de système de sécurité», a rappelé le juge.

«Vous n'êtes pas le Arsène Lupin des temps modernes», a-t-il ajouté.

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