Le barricadé représente toujours une menace

Kevin Tremblay.... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Kevin Tremblay.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Kevin Tremblay, cet individu qui s'est barricadé pendant 16 heures sur la rue Hemingway, demeurera derrière les barreaux pendant les procédures judiciaires. Le juge Richard Daoust a refusé de libérer l'homme de 34 ans accusé notamment d'avoir braqué une arme à feu en direction des policiers.
«Les garanties proposées me paraissent insuffisantes. Les probabilités qu'il récidive demeurent marquées», a exprimé le juge.

Debout dans le box des accusés, Tremblay s'est montré repentant devant la cour. «J'accepte votre décision», a mentionné Tremblay. Pendant la lecture de la décision, il a gardé la tête baissée, les mains parfois en position de prière.

Le juge Daoust a toutefois tenu à souligner la qualité des garanties offertes, dont la thérapie fermée et le couple d'amis qui a accepté d'héberger Tremblay pendant les procédures judiciaires. «Ce sont des gens de grande qualité», a qualifié le juge en parlant de ces personnes prêtes à aider l'accusé. Mais la longue liste d'antécédents criminels et la nature des crimes ont penché en faveur du ministère public, qui s'était vivement opposé à la libération de l'individu. 

«Nous sommes satisfaits de cette décision. Car de notre côté, nous étions convaincus que monsieur ne pouvait pas être remis en liberté», a commenté Me Sabryna Tremblay.

L'avocat de l'accusé, Me Charles Cantin, aurait préféré une libération pour permettre à son client de suivre une thérapie fermée. Tremblay avait d'ailleurs évoqué la facilité de consommer de la drogue à l'intérieur des murs de la prison. 

«Quand on fait une enquête caution dans un dossier semblable, il faut s'attendre à tout. Et on peut au moins dire que mon client a franchi une autre étape. Il a été capable de dire qu'il respectait la décision du juge, même si c'est décision de détention», a pointé Me Cantin. 

Ce dernier estime détenir de bons éléments de défense et compte tenir l'enquête préliminaire le plus rapidement possible.

«Le travail commence tout de suite. On va y aller assez rondement. C'est un dossier qu'on va traiter prioritairement, étant donné qu'il y a détention», a répondu Me Cantin, qui fera notamment appel à des experts pour évaluer l'état psychologique de son client. 

Tremblay, rappelons-le, a tenu les policiers en haleine pendant 16 heures, les 22 et 23 juillet à Chicoutimi. Il s'était barricadé dans la maison de sa mère et avait menacé de s'enlever la vie et d'amener un policier avec lui. Il fait face à plusieurs accusations, dont menaces de mort, avoir pointé une arme à feu en direction des policiers et utilisation d'une arme à feu dans un dessein dangereux.

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