Saguenay resserre la vis

René Tremblay a installé cette petite serre sur... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

Agrandir

René Tremblay a installé cette petite serre sur une portion du terrain appartenant à Saguenay. Il devra payer un loyer la laisser en place.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les autorités de Saguenay partent à la chasse de ceux qui occupent une portion des terres publiques. Elles ne veulent pas nécessairement les évincer, mais entendent leur demander de payer leur dû s'ils veulent conserver ce privilège.

René Tremblay sait qu'il utilise une parcelle du... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 3.0

Agrandir

René Tremblay sait qu'il utilise une parcelle du terrain de la ville, mais ne comprend pas qu'elle réclame maintenant un loyer. 

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Les citoyens de la rue Bougainville estiment que... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 3.1

Agrandir

Les citoyens de la rue Bougainville estiment que Saguenay n'utilisera jamais la coulée située derrière leurs terrains.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Plusieurs propriétaires ont récemment reçu un avis du directeur de l'Aménagement du territoire et de l'urbanisme de Saguenay à l'effet qu'ils empiétaient ou effectuaient de l'occupation de nature privée sur le territoire appartenant à la municipalité.

Des citoyens ont communiqué avec Le Quotidien pour dénoncer cette façon de faire de la Ville. Certains sont propriétaires de leur terrain depuis plusieurs décennies et n'ont jamais eu de problèmes auparavant.

«Au fil des années, j'ai fait du remplissage pour agrandir mon terrain dans la coulée de la ville. J'y ai installé une petite serre. Et là, on vient me dire que je ne peux pas occuper cette portion du terrain. Je sais qu'elle ne m'appartient pas, mais je sais aussi que la Ville ne se servira jamais de la coulée. D'ailleurs, elle ne l'entretient plus depuis quelques années», explique René Tremblay, de la rue Bougainville, à Jonquière.

«Saguenay nous a fait parvenir, à mes trois voisins et à moi, des photos aériennes pour démontrer que nous empiétons sur les terres publiques. Je ne dis pas que nous avons le droit d'être là, mais c'est une question de principe. Saguenay n'utilisera jamais ce terrain et je ne vois pas ce que ça dérange», ajoute-t-il.

En fait, M. Tremblay et ses voisins doivent payer une somme de 33,33$ pour continuer d'occuper le terrain pour 2016. Cette facture passera à 100$ annuellement à compter de 2017. 

Il va se résigner à défrayer la facture. «Je vais payer et je n'aurai pas à déplacer ma petite serre et la portion de ma remise. Même chose pour les voisins. Mais je persiste à dire que la Ville devrait nous laisser tranquilles. Ça fait des années que nous sommes sur place et il n'y a jamais eu de problèmes», de reprendre M. Tremblay.

La même situation s'est produite sur la rue des Saguenéens, à Chicoutimi. Des propriétaires des Manoirs de la Rivière se sont fait un jardin sur une portion des terrains municipaux dans le secteur du parc Rivière-du-Moulin. Certains ont prolongé leur entrée ou ont procédé à du gazonnement supplémentaire.

Pour le moment, la Ville demande aux propriétaires de corriger la situation. Mais des discussions devraient avoir lieu sous peu afin de trouver une solution.

1500 dossiers ouverts

À Saguenay, Sonia Simard, du bureau des communications, confirme qu'une analyse est en cours depuis 2015. 

«Nous avons plus ou moins 1500 dossiers ouverts à Saguenay. Depuis un an environ, nous avons entrepris de faire l'analyse de toutes les portions de terrain appartenant à la ville et qui sont utilisées par les propriétaires», explique Mme Simard.

«Lorsque nous constatons une situation, un premier contact est fait avec les propriétaires concernés. Si les gens veulent maintenir leur occupation de ce terrain, nous nous assoyons afin de trouver une solution», précise-t-elle.

Les propriétaires des terrains ont le choix de le louer, de l'acquérir (lorsque c'est possible) ou de retirer les équipements installés.

«Il faut savoir que l'on retrouve de tout sur ces portions de terrain. Certains ont installé des piscines, un patio, des aires de jeux ou des remises. Il faut savoir que ces terrains appartiennent à la ville et que les citoyens ne peuvent les utiliser comme ils le veulent. Ils peuvent laisser les choses en place, mais devront payer un loyer», indique Mme Simard.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer