Un élan vert pousse dans la région

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Les jeunes de l'école primaire participent à des activités éducatives à la forêt nourricière de Saint-François-de-Sales.

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Un élan vert pousse au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Des «municipalités nourricières» sont de plus en plus nombreuses à mettre en place sur leurs terrains publics des aménagements comestibles. La dernière en date, Saint-François-de-Sales, a même planté une «forêt» de 700 végétaux !

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Saint-François-de-Sales a prêté de l'équipement pour la plantation de la forêt nourricière.

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Ce concept vient de l'organisme environnemental Eurêko. «On a inventé l'expression pour un projet intergénérationnel avec Larouche et Sainte-Monique, et on a commencé à donner le terme à toutes les municipalités qui donnaient une vocation de production de nourriture à leurs terrains publics», explique la chargée de projets Émilie Lapointe.

Saint-François-de-Sales se démarque avec sa forêt nourricière, puisque les centaines de plantes comestibles sont concentrées dans 650 mètres carrés en bordure de la rue des Pionniers, près du terrain de camping. Le tout est conçu comme un écosystème, si bien que même sans entretien, les végétaux vivaces s'épanouiront d'année en année. Ceux-ci sont aussi choisis pour être adaptés au climat plus nordique, mais ça n'empêche pas de compter des prunes, des kiwis ou des oignons égyptiens parmi la cinquantaine d'espèces différentes.

«C'est un beau projet mobilisateur. Un comité de citoyens a tout pris en charge. En plus, ça donne une nouvelle vocation verte à un terrain qui était inutilisé, souligne la mairesse Cindy Plourde. Je suis convaincue que cette initiative se répandra. L'agriculture urbaine est en croissance. On fait des activités éducatives régulièrement, en invitant les jeunes de l'école primaire par exemple.»

L'accès à la forêt nourricière est ouvert à tous, même les visiteurs. Des panneaux explicatifs seront installés pour indiquer comment apprêter les végétaux ou quand les récolter. Une phase deux est prévue qui permettra aux quelque 650 citoyens de la municipalité de planter un arbre fruitier à leur résidence. L'aménagement de la forêt a coûté 25 000 $, assuré par une subvention de la MRC Domaine-du-Roy, mais c'est sans compter le temps investi par la municipalité.

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Les 1800 plantes à Larouche et Sainte-Monique ont plutôt été réparties en plusieurs plates-bandes. Le projet avait été rendu possible grâce au Fonds de l'Entente spécifique de régionalisation pour l'amélioration des conditions de vie des personnes aînées de l'ancienne Conférence régionale des élus.

La première forêt nourricière d'Eurêko a été plantée dans le quartier Saint-Paul, à Chicoutimi. Sainte-Rose-du-Nord et Saint-Fulgence comptent aussi des aménagements comestibles, depuis 2012 pour cette dernière. «Les végétaux commencent vraiment à produire beaucoup», soutient Émilie Lapointe, qui mentionne que de plus en plus de projets d'agriculture urbaine «émergent un peu partout» au Québec.

«Ça fait des jaloux, avoue-t-elle. On reçoit beaucoup de demandes. Saint-Félicien, Mashteuiatsh et Alma sont intéressées, et peut-être aussi un autre quartier à Saguenay.»

L'agriculture urbaine

L'agriculture urbaine englobe la production de nourriture en ville, mais également les étapes de distribution et de transformation, dans une perspective durable. «Parfois, on nous demande de créer des jardins communautaires, mais s'il n'y a pas d'engouement chez les citoyens, ça ne vaut pas la peine. On va plus pousser vers l'idée de forêt nourricière, où le système est le plus autonome possible. Les relations biologiques entre les végétaux sont toutes réfléchies, on ne met pas n'importe lequel côte à côte», informe la biologiste de formation Émilie Lapointe.

Le but: apprendre à jardiner

L'horticultrice d'Eurêko Sindy Girard s'occupe du jardin éducatif... (Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens) - image 4.0

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L'horticultrice d'Eurêko Sindy Girard s'occupe du jardin éducatif à Alma, au parc Saint-Sacrement. 

Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens

Avec son nouveau jardin éducatif initié par Eurêko, Alma suit la tendance pour l'agriculture urbaine.

Depuis le début de l'été, le parc Saint-Sacrement compte une aire remplie de légumes, de fines herbes, d'arbustes fruitiers et de fleurs comestibles. La jardinière qui s'en occupe, Sindy Girard, consacre quelques heures par semaine à donner des ateliers à différents groupes. Elle invite les gens à faire preuve de créativité dans leur jardin. Ainsi, une vieille botte peut devenir un pot décoratif pour faire pousser des fraises.

«Les enfants sont beaucoup intéressés. Ils sont étonnés de voir une fleur qui se mange et développent leur goût. Ici, ils aiment les épinards!», fait-elle part avec un clin d'oeil.

Des panneaux éducatifs expliquent comment faire du compost ou quels végétaux planter côte à côte pour qu'ils «s'entraident». Par exemple, l'odeur de la menthe près du chou trompera les insectes ravageurs. Plus loin, on fournit quelques trucs pour éviter les produits nocifs et rendre son jardin écologique, comme récupérer l'eau de pluie et utiliser de l'engrais naturel.

Sindy Girard assure que tous les citoyens peuvent venir récolter des végétaux parmi les quelque 150 plants, dont l'aménagement a été financé par Alma et un plan d'action du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux.

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