Un été à la NASA

Originaire d'Alma, Gina Bouchard est la seule canadienne... (Photo courtoisie)

Agrandir

Originaire d'Alma, Gina Bouchard est la seule canadienne à avoir participé au Space Radiation Summer School, organisé par la NASA, cette année. Pendant un mois, elle y a étudié les radiations cosmiques.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Originaire d'Alma, Gina Bouchard est la seule Canadienne parmi 17 étudiants provenant du monde entier à avoir participé à la NASA Space Radiation Summer School (l'école d'été sur la recherche en radiations spatiales) cet été. Pendant un mois, celle qui a commencé récemment son postdoctorat à l'université de Stanford, en Californie, a étudié auprès des plus grands experts dans le domaine.

Entourée d'ingénieurs en aérospatiale, de biologistes et de physiciens, l'Almatoise a profité du mois de juin pour suivre des cours, faire des devoirs et participer à un examen final. Il s'agissait d'une toute nouvelle expérience pour la jeune femme, qui a découvert un autre aspect de sa discipline.

«Je ne connaissais rien aux radiations cosmiques. Je suis spécialisée en radiobiologie, qui étudie les radiations dont on se sert dans le milieu de la santé, et ce ne sont pas les mêmes particules que celles dans l'espace. Ce sont deux types de radiations complètement différents!», raconte Gina Bouchard.

Selon elle, le but du programme est de créer une relève scientifique. En effet, l'école d'été s'adresse à des jeunes qui font des études graduées, donc qui sont à la maîtrise, au doctorat ou au postdoctorat.

Ce sont les étudiants qui posent leur candidature pour ce genre de programme. Peu de personnes font part de leur intérêt, et encore moins sont sélectionnées. D'après Gina Bouchard, il n'y a pas beaucoup de personnes qui étudient les radiations, alors il s'agit d'un domaine très compétitif.

«J'ai entendu parler du programme par une infolettre. J'ai postulé et j'ai été choisie, explique-t-elle, simplement. C'est sûr qu'en plus, il fallait que je parle très bien en anglais, car tous les cours et les laboratoires se donnent dans cette langue.»

Sélectionner des personnes provenant de différents domaines scientifiques permet de s'assurer que tout le monde comprend les différents enjeux et problèmes entourant les radiations spatiales, ajoute Mme Bouchard.

«Je n'avais jamais réalisé qu'il y avait autant de biologie dans les programmes de la NASA», donne comme exemple la jeune femme.

Selon elle, ces radiations présentent l'un des plus grands problèmes qui touchent les astronautes. La NASA souhaite étudier davantage le phénomène et ses effets avant d'entreprendre une mission sur Mars.

Le laboratoire dans lequel se tenait le programme, le NASA Space Radiation Laboratory, qui se trouve dans le Brookhaven National Laboratory, dans l'État de New York, est dédié à ce domaine. Sur place, le laboratoire peut simuler les radiations pour que les scientifiques les étudient.

Toutefois, malgré son expérience avec l'école d'été de la NASA, Gina Bouchard compte rester en radiobiologie.

«Je suis spécialisée en biologie du cancer, je vais continuer là-dedans. J'espère avoir plus d'aptitudes en informatique et en analyse de données, pour que je puisse moi-même faire les tableaux et sortir des résultats à partir de mes observations, sans avoir à passer par des mathématiciens», annonce-t-elle. Son mémoire de doctorat portait sur les radiations pour le traitement du cancer du sein et les effets sur le corps humain.

Par contre, à la suite de son expérience, elle envisage de plus en plus la recherche, et estime que le programme de la NASA lui a permis d'ouvrir de nouvelles portes.

Bon pour développer la relève

«Je recommanderais sans hésiter ce programme aux étudiants intéressés! C'est une expérience très enrichissante», croit Gina Bouchard. La jeune femme estime que participer à des programmes comme le Space Radiation Summer School de la NASA est un atout important pour les jeunes scientifiques.

«Il faut participer à tous ces programmes. Les compagnies en offrent tout plein. Ça permet de se perfectionner et de développer d'autres capacités. Toutes les expériences comme Expo-sciences, qu'on a en région, c'est vraiment utile plus tard», raconte-t-elle.

D'après elle, ça permet aux participants de se démarquer des autres et de se diversifier, un avantage qui n'est pas à ignorer. Elle conseille donc aux jeunes de participer aux stages et aux projets de recherches qui leur sont offerts. Il s'agit également d'une belle façon d'encourager la relève scientifique.

Gina Bouchard ajoute qu'un autre avantage qu'ont les programmes comme l'école d'été de la NASA est le réseau de contacts créé. En effet, les étudiants, en plus des professeurs, proviennent de partout au monde.

Cette année, ceux participant au Space Radiation Summer School venaient des États-Unis, mais également du Japon, de la Corée, de l'Italie, de l'Allemagne et de la République tchèque, entre autres.

«On passe toutes nos journées ensemble. On suit des cours ensemble, on mange ensemble, alors c'est certain qu'on développe plusieurs liens, explique-t-elle. Ce sont des contacts que je vais garder toute ma vie.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer