Micro-tempête: la Financière agricole constate les dégâts

Le président-directeur général de la Financière agricole, Robert...

Agrandir

Le président-directeur général de la Financière agricole, Robert Keating, ont visité quelques entreprises agricoles, vendredi, pour constater les dommages.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

La tempête de grêle qui s'est abattue au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mercredi, a affecté au moins 35 entreprises agricoles. Une situation assez alarmante pour que le président-directeur général de la Financière agricole, Robert Keating, se déplace dans la région pour constater les dégâts.

Le directeur régional et le président-directeur général de... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 1.0

Agrandir

Le directeur régional et le président-directeur général de la Financière agricole, Yves Lefebvre et Robert Keating, ont visité quelques entreprises agricoles,

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

«J'ai cru que ça serait important de se déplacer. On n'avait jamais vu de la grêle comme ça. C'est en effet rare que je me déplace sur le territoire pour des catastrophes. On n'en a pas eu beaucoup dans les dernières années. Mais cette fois-ci, c'est assez particulier. On tenait donc à rencontrer les agriculteurs pour les rassurer et leur dire qu'on a les sommes nécessaires pour les payer», exprime M. Keating, rencontré à la ferme Carol et Alain Perron de La Baie, l'une des entreprises agricoles les plus touchées par la grêle.

Des producteurs du Lac-Saint-Jean ont également contacté la Financière agricole pour déclarer des dommages. Mais trois jours après la tempête, il est encore trop tôt pour évaluer la teneur des indemnités qui seront versées par l'assureur.

«Uniquement pour le corridor de grêle, on a 35 agriculteurs qui ont déposé un avis de dommages. Et ça continue de rentrer. On doit maintenant visiter les lieux pour constater les dommages. Mais pour le moment, il est difficile d'établir l'ampleur des dommages. C'est vraiment à la fin de la saison qu'on pourra évaluer la valeur des indemnités», précise Yves Lefebvre, directeur régional de la Financière agricole, ajoutant que l'assurance prévue pour la grêle offre davantage de protection que l'assurance collective également offerte par l'organisation.

Katerine Perron, Carl Boivin et Alain Perron ont... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

Agrandir

Katerine Perron, Carl Boivin et Alain Perron ont perdu une bonne partie de leurs récoltes céréalières.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Récolte perdue

Située dans le chemin du Plateau, la ferme Carol et Alain Perron a vu ses récoltes lourdement endommagées par la tempête. Les cultures de foin, de maïs fourrager et d'orge ont été attaquées par les grêlons. Du jamais-vu pour le fermier qui exploite ses terres depuis plus de 45 ans.

«On a déjà eu un peu de dommages pour d'autres raisons. Mais des grêlons comme ça, on n'a jamais vu ça avant. Notre champ de maïs a été complètement détruit en quelques minutes», soupire M. Perron, qui gère l'entreprise avec sa fille et son beau-fils.

Les dommages forcent d'ailleurs la famille Perron à revoir certains projets d'agrandissement. Les agriculteurs, qui ont récemment entamé les travaux pour robotiser la ferme, souhaitaient augmenter leur troupeau. Avec les dommages liés à tempête, la quantité de foin restant s'annonce insuffisante pour nourrir les vaches. 

«On voulait augmenter le troupeau, mais ça se pourrait qu'il diminue. Ça va dépendre de ce qu'on peut acheter des autres producteurs du secteur», indique Carl Boivin, le beau-fils de M. Perron.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer