De 18 à 30 mois pour avoir tenté d'attirer des jeunes filles

Mathieu Gagnon réfléchira derrière les barreaux à ce... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Mathieu Gagnon réfléchira derrière les barreaux à ce qu'il peut faire et ne pas faire avec Internet.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Mathieu Gagnon passera de 18 à 30 mois derrière les barreaux pour avoir tenté d'attirer des jeunes filles sur Internet.

L'individu de 32 ans se trouvait devant le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, jeudi, pour les représentations sur sentence.

Me Nicole Ouellet, de la Couronne, réclame 30 mois d'emprisonnement (moins six mois de détention préventive) pour deux événements de leurre informatique, alors que Me Louis Belliard, en défense, croit qu'une sentence de 18 mois (moins le préventif) serait suffisante.

Gagnon a utilisé Internet pour essayer de trouver des jeunes gardiennes sous prétexte de faire garder des enfants qu'il n'a pas. Il voulait plutôt obtenir des faveurs sexuelles.

L'accusé s'est ainsi rendu sur le site Gardiennes averties de Saguenay pour attirer ses victimes âgées entre 15 et 24 ans.

Rapidement, son stratagème a été découvert par les jeunes filles et leurs mamans. L'individu a été piégé et arrêté par les forces policières.

Remis en liberté, Gagnon a rapidement recommencé son petit jeu. Sauf que cette fois, il est allé plus loin dans ses propos et ses demandes. Il a surtout a été piégé par une policière de la Sûreté du Québec.

Dans les échanges sur Facebook, relatés par Me Ouellet, Gagnon demande à ce qu'il croit être une jeune fille de 13 ans ce qu'elle aime faire. Elle lui parle d'écouter de la musique et de coller une personne. Il lui demande si elle veut en faire plus. «Comme quoi?», demande-t-elle. «Comme mettre un suçon dans ta bouche et être capable d'avaler la crème après le bonbon», écrit-il.

Et à la fin de leur conversation, Gagnon demande à l'adolescente d'aller dans la toilette de son école et de prendre une photo de son entrecuisse. «Et écarte bien les jambes pour que je puisse bien la voir. Envoie-moi une photo de ta chatte et de tes seins», a écrit Gagnon.

Me Ouellet croit qu'une peine de 30 mois s'impose en raison des deux dossiers et surtout de la récidive rapide entre les deux infractions.

Du côté de la défense, Me Belliard ne pense pas que le tribunal doit imposer deux peines minimales consécutives et croit qu'une sentence de 18 mois est suffisante. «Mon client a eu un comportement maladroit notamment en allant sur le site des gardiennes averties. Il aurait dû se douter qu'elles seraient averties. Même chose dans le deuxième dossier lorsqu'il a demandé une photo de la vulve après 10 minutes de conversation. Heureusement que son stratagème n'a pas fonctionné», a indiqué Me Belliard.

La décision sera rendue vendredi.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer