Rio Tinto évalue les options

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Plusieurs croient que Rio Tinto mène une stratégie de communication pour faire baisser les exigences des riverains du lac Saint-Jean sur la gestion du plan d'eau.

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La société Rio Tinto évalue différentes options pour ses propriétés en bordure du lac Saint-Jean avec, en trame de fond, la possibilité que le renouvellement du décret sur la gestion du lac lui occasionne des charges financières additionnelles de la même façon qu'elle analyse ses façons de faire dans une aluminerie ou un centre de coulée afin de réaliser des économies.

Alors que plusieurs croient que la multinationale mène une stratégie de communication pour faire baisser les exigences des riverains du lac Saint-Jean sur la gestion du niveau du plan d'eau, la porte-parole régionale, Xuân Lan Vu, ramène les pendules à l'heure. Rio Tinto est en ce moment en période de réflexion sur le comportement qu'elle adoptera dans l'avenir avec les terrains qu'elle possède (baux d'occupation), ainsi que la facture du programme de stabilisation des berges qui a permis selon la vision de l'entreprise de créer pour 70 millions$ de richesse foncière sur le pourtour du lac Saint-Jean au fil des ans.

«Ce qu'il est important de comprendre, c'est que nous sommes en tout début de réflexion. Nous savons dans quel environnement l'industrie de l'aluminium se trouve et nous avons fait des efforts pour rendre nos installations plus solides. Nous avons amorcé une réflexion semblable avec nos propriétés», a expliqué la porte-parole de l'entreprise.

Le président de Riverains Lac-Saint-Jean 2000, Claude Duchesne, a déploré que l'entreprise n'ait jamais fait état de ses intentions concernant la vente probable de ses propriétés, ou de refiler la facture des travaux de stabilisation (4500$ par chalet), lors de la consultation citoyenne maison réalisée par le consultant au programme de stabilisation. Jeudi, la porte-parole de l'entreprise a réitéré qu'en 2014, la réflexion n'était pas amorcée et que cette réflexion est devenue nécessaire en raison du contexte particulièrement difficile de l'industrie.

Dans ce sens, le directeur du programme de stabilisation des berges, Jean Pedneault, a dit exactement ce que l'entreprise était en train de faire par rapport à ses propriétés et l'avenir de la gestion du lac. Selon Xuân Lan Vu, il n'est aucunement question de menace ou autre stratégie et l'entreprise veut trouver des solutions au cas où elle se retrouverait avec une facture additionnelle au lendemain du renouvellement du décret.

Interrogée sur la nature de cette facture, la porte-parole n'a pas apporté de précision. En toute logique, la seule explication à une éventuelle facture additionnelle pour l'entreprise serait l'abaissement du niveau de gestion actuel du lac Saint-Jean de 16,5 pieds à des valeurs maximales de 14 ou 14,5 pieds comme en faisait état le BAPE lors des audiences du début des années 1980. Une telle décision du gouvernement se traduirait par des pertes en production d'électricité.

Il s'agissait alors d'un scénario de gestion qui aurait permis de réduire significativement l'érosion des berges en fonction de l'inclinaison des pentes des plages, mais qui n'a pas été retenu par le gouvernement de l'époque.

Lors de l'entretien de jeudi, la porte-parole n'a pas été en mesure de préciser les données quant à une subvention de l'ordre de 4500$ par année que l'entreprise donne à chaque riverain comme en faisait état Jean Pedneault en référence au programme de stabilisation que l'entreprise pourrait refiler à chacun de détenteurs de bail ou propriétaires.

Rio Tinto a l'intention de pousser cette réflexion au cours des prochains mois. Selon Xuân Lan Vu, cette réflexion sur les différents enjeux entourant les propriétés de l'entreprise et le programme de stabilisation du lac Saint-Jean sera faite avec les parties prenantes, ce qui comprend les riverains et représentants politiques du lac Saint-Jean. Aucun scénario n'est en ce moment arrêté, a conclu la porte-parole.

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