La prison pour avoir montré son pénis sur Facebook

Stéphane Saillant venait d'être condamné à quatre mois... (123rf)

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Stéphane Saillant venait d'être condamné à quatre mois d'emprisonnement pour avoir harcelé son ex-conjointe. Une fois sa sentence purgée, il est revenu à la charge. Il lui aurait envoyé plusieurs messages via Facebook, ainsi qu'une photo de son organe masculin...ce que le principal intéressé nie.

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Stéphane Saillant passera les trois prochains mois à l'ombre pour avoir brisé ses conditions de probation et les promesses faites aux policiers... et pour avoir envoyé une photo de pénis sur Facebook.

Le client de Me Charles Cantin a réglé plusieurs dossiers criminels, mercredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Incarcéré depuis le 22 juillet après avoir brisé ses conditions de liberté, Saillant, âgé de 41 ans et demeurant sur le boulevard Talbot à Chicoutimi, a vu le juge Richard P. Daoust accueillir la suggestion commune de 90 jours de détention à compter du 27 juillet.

Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a exposé les faits reprochés à l'accusé. Il a dû revenir sur les événements de septembre à novembre 2014, époque où Saillant a brisé au moins trois de ses conditions.

Il venait d'être condamné à quatre mois d'emprisonnement pour avoir harcelé son ex-conjointe. Une fois sa sentence purgée, il est revenu à la charge.

«L'accusé a envoyé plusieurs messages sur le réseau Facebook à la victime. Il s'est servi d'Internet pour tenter d'entrer en contact avec la dame, même si celle-ci lui a fait savoir qu'elle ne voulait pas être en contact avec lui», a expliqué Me Lebel.

«Il a même fait parvenir une photo de son pénis sur Facebook», a ajouté le procureur de la Couronne.

Relativement à cet aspect, Stéphane Saillant a indiqué au juge qu'il n'avait jamais envoyé la photo de son organe masculin à son ex-conjointe.

Fuite à vélo

Parmi les autres dossiers qu'il a réglés, Saillant a commis quatre bris de conditions et des promesses aux policiers en avril 2016. Il avait été accusé d'entrave au travail des policiers en donnant une fausse identité.

«M. Saillant a été arrêté par les policiers et a donné le mauvais nom aux agents. Lorsque ceux-ci se sont aperçus qu'il ne s'agissait pas du bon nom, l'accusé en a profité pour se sauver à vélo. Il a abandonné son engin un peu plus loin et a poursuivi sa route en courant. Les policiers ne l'ont jamais perdu de vue et ont pu l'arrêter», a précisé Me Jean-Sébastien Lebel.

Stéphane Saillant sera soumis à une probation de trois années à sa sortie de prison.

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