Carolann Coll: les parties diffèrent d'opinion

Carollan Coll était la chauffeuse de Matthieu Cormier... (Photo Le Quotidien, Isabelle Tremblay)

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Carollan Coll était la chauffeuse de Matthieu Cormier et Dany Bernachez lors de la perpétration de trois vols qualifiés avec une arme prohibée, entre décembre 2014 et janvier 2015.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

L'avocat de Carolann Coll estime qu'une peine d'emprisonnement de deux ans moins un jour serait nettement suffisante pour sa jeune cliente. La représentante du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Claudine Roy, réclame plutôt une sentence de sept ans. 

Coll a été impliquée dans trois vols qualifiés survenus dans un bar de Trois-Rivières, un dépanneur de Sept-Îles et une banque de Dolbeau-Mistassini. Les gestes ont été perpétrés entre le 24 décembre 2014 et le 9 janvier 2015. Elle était âgée de 18 ans au moment des faits pour lesquels elle a reconnu sa culpabilité.

Les parties ont fait valoir des éléments de fait et de droit, lors des plaidoiries constitutionnelles qui ont duré toute la journée de mardi, au Palais de justice de Roberval.

Me Louis Belliard a tenté de convaincre le juge Pierre Lortie que sa cliente ne représente aucun risque de danger pour la société, qu'elle est réhabilitable et que son manque de maturité est en partie responsable de ses gestes. Il a aussi fait valoir qu'elle n'avait aucun antécédent judiciaire.

Selon l'avocat de la défense, il serait abusif et disproportionné de lui infliger la peine minimale de cinq ans que prévoit le Code criminel pour un vol qualifié avec une arme prohibée.

«Elle était seule avec deux têtes brûlées, deux cocaïnomanes qui ne respectent rien, ni personne. Ça ne mérite pas cinq ans!», a affirmé l'avocat de la défense.

Carollan Coll était la chauffeuse désignée des braqueurs Matthieu Cormier et Dany Bernatchez. Pour Me Belliard, son degré d'implication dans les crimes commis a été minime. «Ce n'est pas parce que ça vient du législateur que c'est incontournable.»

L'avocat de la défense s'est adressé au juge Pierre Lortie pendant une heure et demie. Il a déposé plusieurs jurisprudences et a exposé son argumentaire. Me Belliard a dû être recadré à quelques reprises par le magistrat lorsque ses explications devenaient trop exhaustives.

Pour sa part, la poursuite réclame une sentence de sept ans d'emprisonnement. Me Claudine Roy a fait valoir que les gestes étaient prémédités et planifiés. Selon la procureure, Carolann Coll était dans le coup. «Elle les conduisait et les attendait pour permettre une fuite plus rapide. La dame est la seule qui avait une voiture et un permis de conduire. Elle faisait partie de l'organisation et avait un rôle dans la commission de ces infractions, a mentionné la procureure de la Couronne. En droit pénal canadien, l'auteur et les complices de crimes sont passibles de la même peine.»

Deux autres avocats étaient dans la salle d'audience pour représenter le Procureur général du Québec. Leur rôle était de démontrer qu'une peine de cinq ans pour la commission d'un vol qualifié avec une arme prohibée est tout à fait constitutionnelle.

Le juge Pierre Lortie a pris la cause en délibéré. Il rendra sa décision le 27 octobre.

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