Le monde de l'aviation applaudit

Le ministre des Transports, de la Mobilité durable et... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)

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Le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, Jacques Daoust.

Photo Jacques Boissinot, archives PC

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Annoncée lundi par le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, Jacques Daoust, la tenue d'un sommet sur le transport aérien régional réjouit le milieu de l'aviation. Une industrie qui attend avec impatience un changement dans les frais imposés aux transporteurs.

En effet, le transport aérien se porte mal au Québec depuis plusieurs années. De moins en moins d'aéroports offrent des lignes régulières et les compagnies ont vu leur marge de profit s'amincir.

«Le transport aérien n'est pas en bonne situation. Les transporteurs volent à bas revenus. La marge de profit est très mince. Ça prend des changements, c'est certain. Et on voit un mouvement en ce sens. La tenue d'un sommet sur le sujet en est la preuve. C'est donc une belle surprise pour le milieu et c'est peut-être grâce à ce sommet qu'on trouvera des solutions», exprime Jean-Marc Dufour, président-directeur général de l'Association québécoise du transport aérien (AQTA) et ancien directeur de l'Aéroport Saguenay-Bagotville.

Les frais de service imposés aux transporteurs aériens sont exagérés, dénonce l'industrie depuis plusieurs années.

«C'est toute la structure des frais imposés qui est à revoir. Les transporteurs aériens payent plus de frais que n'importe quel autre transporteur. Les compagnies ferroviaires ne payent pas les rails, les transporteurs routiers ne payent pas les infrastructures routières. Les transporteurs aériens payent tous les services aéroportuaires», insiste M. Dufour.

Ce sont ces frais qui forcent les transporteurs aériens à exiger des prix élevés pour des vols régionaux. Le Canada aurait avantage à copier certains éléments du modèle américain pour rendre le service plus accessible.

«Ce n'est pas pour rien que les voyageurs partent de Burlington pour aller vers le sud. Ça coûte vraiment moins cher. Pour aller de Montréal vers le nord, ça peut coûter plus de 1000$. Ça coûte le même prix qu'un voyage tout inclus pour une semaine à Cuba. On voit bien qu'il y a quelque chose qui cloche», soupire M. Dufour.

Les municipalités, qui doivent de plus en plus débourser pour assurer un transport aérien régulier, voient également d'un bon oeil l'organisation d'un tel sommet. Le maire de Roberval, Guy Larouche, espère toutefois que cette rencontre pourra se transformer rapidement en actions.

«C'est évidemment un pas dans la bonne direction. Mais ça va prendre des investissements, ça, c'est certain. Reste à voir si ça va se concrétiser», laisse tomber le maire, invitant du même souffle Québec à tenir son sommet à Roberval.

Le gouvernement provincial n'a pas fixé de date ni de lieu pour cette rencontre qui réunira le transporteur aérien et des entreprises et intervenants concernés par le service aérien. Mais le sommet devrait se tenir avant l'été prochain.

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