Elle se rend au tribunal avec du pot

Palais de Justice de Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Palais de Justice de Chicoutimi

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Sachant qu'elle était sous mandat d'arrestation, une femme s'est présentée d'elle-même, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, afin d'être arrêtée et de régler son dossier de facultés affaiblies. Sauf que la dame l'a fait en ayant en sa possession de sept à huit grammes de cannabis.

Claudia Perron-Ouellet a été arrêtée en février 2012 après avoir été impliquée dans un accident de la route. La cliente de Me Sophie Bergeron avait endommagé le pare-chocs arrière de la voiture qui se trouvait devant elle. Les policiers lui ont fait passer un test de dépistage d'alcool et le taux affiché a été de .138.

Lundi matin, elle s'est constituée elle-même prisonnière, ayant appris qu'un mandat d'arrestation avait été lancé à son endroit. Elle souhaitait pouvoir reprendre sa liberté le plus rapidement possible et ensuite venir régler son dossier principal.

L'affaire a pris une autre tournure lorsque le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) l'a interrogée sur les stupéfiants.

«Est-il vrai que les constables spéciaux ont trouvé de sept à huit grammes de marijuana en votre possession?», a demandé Me Jean-Sébastien Lebel, procureur de la Couronne.

«Oui, c'est vrai. J'ai fait preuve d'une certaine insouciance», a lancé l'accusée, qui pourrait éventuellement faire face à de nouvelles accusations.

Malgré ce nouveau fait, le juge Richard P. Daoust a accepté de la remettre en liberté sous diverses conditions.

Les problèmes de la cliente de Me Bergeron remontent donc à plus de quatre ans. Son dossier a traîné en longueur en raison des requêtes pour les affaires de conduite avec les facultés affaiblies.

Après plusieurs discussions, il avait été convenu, en avril dernier, que la dame plaiderait coupable en juin 2016. Sauf qu'elle a fait défaut de se présenter au tribunal. Un mandat visé avait été lancé par le juge et l'accusée aurait pu éviter l'arrestation si elle s'était présentée au Palais de justice de Chicoutimi en juillet, mais elle n'y était pas. Le juge n'a eu d'autres choix que de lancer un véritable mandat d'arrestation.

«Je me suis présentée ici par moi-même. On a appelé à mon travail pour me dire que je devais me rendre, sinon les policiers viendraient m'arrêter. Si je ne suis pas venue les dernières fois, c'est que je suis en période de séparation et que je viens de déménager. Je n'ai pas reçu l'avis de me présenter en juillet, car j'avais oublié de faire tous mes changements d'adresse», a-t-elle expliqué.

«De plus, si je n'ai encore rien réglé, c'est que je n'ai pas avisé mon employeur de la situation. Je demande un court délai pour faire les vérifications et trouver une solution à la problématique de perdre mon permis de conduire, car j'ai besoin de mon véhicule pour mon travail de gestionnaire», a repris Claudia Perron-Ouellet.

Devant le juge Richard P. Daoust, l'accusée a reconnu les faits du mois de février 2012 et doit revenir au tribunal le 1er août pour enregistrer son plaidoyer de culpabilité.

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