Huit chefs d'accusation contre le barricadé de la rue Hemingway

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Le Chicoutimien Kevin Tremblay a fait des doigts d'honneur aux photographes et caméramans au Palais de justice de Chicoutimi.

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Le barricadé de la rue Hemingway a comparu, lundi, au Palais de justice de Chicoutimi, et fait face à huit chefs d'accusation dont menaces de mort, avoir pointé une arme à feu en direction des policiers et utilisation d'une arme à feu dans un dessein dangereux. Kevin Tremblay demeure incarcéré et pourrait devoir suivre une thérapie pour régler ses problèmes de consommation de médicaments. 

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Kevin Tremblay est passé par la prise des empreintes avant de défiler devant le juge pour répondre à des accusations de menaces de mort et d'autres en lien avec les armes à feu. 

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

L'individu de la rue du Boisé, à Chicoutimi, a tenu les services de l'ordre en haleine durant plus de 16 heures de vendredi soir à samedi après-midi. Le client de Me Charles Cantin s'était barricadé à la résidence dans sa mère, sur la rue Hemingway, à Chicoutimi, même si une ordonnance de la Cour lui interdisait de se trouver à cette résidence.

Lundi matin, l'homme de 34 ans semblait très conscient de la situation. S'il était désorganisé au cours du week-end, il avait eu le temps de reprendre ses esprits lorsqu'il s'est présenté devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec.

Il est accusé d'avoir sciemment proféré des menaces de mort ou des menaces de causer des lésions corporelles aux policiers de Saguenay, d'avoir utilisé une arme à feu de manière négligente, de l'avoir utilisé dans un dessein dangereux, d'avoir braqué une arme à feu sur les agents de la paix, d'avoir été en possession d'armes à feu alors que ça lui était interdit, d'avoir commis un bris de condition et d'avoir effacé ou maquillé un numéro de série sur une arme à feu.

Certaines des accusations (braquer une arme à feu sur les agents de la paix et utilisation d'arme à feu) prévoient des peines minimales d'emprisonnement.

«Nous nous opposons à la remise en liberté de l'accusé. L'événement en soi est sérieux et l'accusé possède des antécédents judiciaires», a mentionné Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Tremblay a écopé d'une sentence de 22 mois de prison en 2014 pour une série de vols et d'infractions.

Interrogé sur l'importance de l'accusation d'avoir effacé les numéros de série des armes à feu, Me Lebel ne pouvait en dire davantage pour l'instant.

«Tout ce que je peux confirmer, c'est que les policiers ont saisi deux armes de chasse dont les numéros de série avaient été effacés. Je ne peux en dire plus pour l'instant», ajoute Me Lebel.

Événements

Au cours du week-end, Kevin Tremblay a créé tout un émoi dans le quartier des Écrivains de Chicoutimi. Les citoyens d'une quinzaine de résidences ont dû être évacués en raison de la dangerosité de la situation.

Les spécialistes de ces événements à la Sûreté du Québec ont été appelés en renfort étant donné qu'il était difficile d'entrer en contact avec l'homme barricadé et qu'il refusait de se rendre.

Finalement, après 16 heures de siège, Tremblay est sorti de la maison et a été arrêté. Il a été conduit au centre hospitalier de Chicoutimi pour y subir divers examens.

Il semble que l'homme avait consommé une très forte quantité de médicaments, ce qui aurait pu altérer son jugement, même si l'individu est reconnu pour avoir des problèmes de santé mentale.

«Il semble y avoir eu une question de médication. On va prendre connaissance de la preuve. On va regarder le tout de façon attentive. C'est un message de détresse qui a été lancé. Je vais demander une enquête de remise en liberté et je crois avoir les garanties nécessaires pour l'obtenir. Il se pourrait que l'on puisse suggérer la tenue d'une thérapie», a mentionné Me Cantin.

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