Un véritable cauchemar pour une famille de Saint-Honoré

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Les fortes pluies tombées sur la région dans la nuit de jeudi à vendredi ont causé plus de 50 000 $ en dommages à la résidence d'Émilie Laroche et de Patrick Tremblay, à Saint-Honoré. Ils s'affairent depuis à tout nettoyer, avec l'aide de leurs proches.

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Les fortes pluies de la nuit de jeudi à vendredi ont causé plus de 50 000$ en dommages à une résidence de Saint-Honoré. Le couple propriétaire espère que des mesures d'aide seront mises rapidement sur pied pour soutenir les sinistrés de la municipalité, qui envisageraient de créer un fonds d'indemnisation.

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L'eau s'est infiltrée par les fissures du solage de la résidence.

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Émilie Laroche et son conjoint espèrent que des mesures d'aide seront rapidement mises sur pied par la municipalité pour aider les sinistrés comme eux. 

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Émilie Laroche et Patrick Tremblay ont été réveillés brutalement en pleine nuit vers 3h du matin, alors que l'eau envahissait leur sous-sol et le terrain de leur résidence située sur le boulevard Martel, près du garage municipal de Saint-Honoré. C'est une voisine, aux prises elle-même avec un dégât d'eau, qui les a réveillés.

«Je suis descendue en bas trouver ma fille qui dormait, et quand j'ai vu l'eau, j'ai lui ai crié de ne pas bouger», a raconté Mme Laroche, rencontrée dimanche à la résidence familiale par Le Quotidien. Constatant que l'eau n'avait pas encore atteint le niveau des prises électriques, elle s'est ensuite rapidement rendue près de sa fille pour l'aider à prendre quelques effets personnels et quitter l'endroit.

L'eau a continué de monter en une heure dans le sous-sol, tout comme dans la grande cour arrière, qui s'est transformée en lac, sur lequel plusieurs objets flottaient et se déplaçaient. «J'avais de l'eau jusqu'aux genoux dans la cour, et c'était presque la même chose dans le sous-sol», a-t-elle ajouté.

Le couple ainsi que ses deux enfants ont été évacués vers 5h, lorsque des mouvements du sol sous la résidence ont été observés. Selon ce qui leur a été expliqué par les pompiers et policiers, un glissement de terrain aurait bouché un égout fluvial sur la route de l'Hôtel-de-ville, non loin de leur résidence.

«Quand le niveau d'eau s'est remis à descendre, on a vu que sous la pression, l'eau s'était infiltrée par les fissures du solage. On ne comprenait pas, vu qu'on a un clapet antiretour», a expliqué pour sa part Patrick Tremblay.

Assurés pour 20 000$

Les dommages ont été estimés par leur compagnie d'assurance à plus de 50 000$, en ne tenant pas compte des dommages à la dalle de béton.

Assuré pour 20 000$, le couple ne sait pas encore comment il pourra faire face à cet imprévu majeur, d'autant plus qu'il s'agit pour la famille d'un deuxième dégât d'eau en trois semaines.

Fonds d'indemnisation

Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, accompagné par un conseiller municipal, a visité les sinistrés vendredi.

«Le maire nous a dit qu'ils regarderaient pour faire un fonds d'indemnisation pour aider les gens comme nous qui vivent une situation exceptionnelle, explique M. Tremblay. Ils nous ont dit qu'ils ne nous laisseraient pas tomber.» Il n'a pas été possible, dimanche, de parler au maire de Saint-Honoré à ce sujet.

Depuis, Émilie Laroche et Patrick Tremblay, avec l'aide de leurs proches, ont commencé à tout nettoyer eux-mêmes, pour minimiser les frais de la réclamation. Ils sont épuisés et ont peu dormi.

«On veut que ça débloque, on veut que ça bouge assez vite», insistent-ils.

Si la suite du dossier demeure encore inconnue, une chose est toutefois certaine pour Mme Laroche. «Je ne veux plus vivre ici, je ne me sens plus en sécurité.»

La balle dans le camp de Saint-Fulgence

À Saint-Fulgence, les représentants de la Sécurité civile ayant complété l'analyse géotechnique et fourni des recommandations samedi, la balle se retrouve maintenant dans le camp de la municipalité. Elle sera responsable de déterminer la suite de l'intervention liée aux glissements de terrain et aux inondations survenus dans la nuit de jeudi à vendredi en raison des fortes pluies, a indiqué la directrice régionale par intérim de la Sécurité civile, France-Sylvie Loiselle. Les personnes évacuées ont pu réintégrer leur domicile samedi. Il a été impossible de joindre le maire de Saint-Fulgence, Gilbert Simard, dimanche, pour connaître les étapes à venir.

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