Un souper-bénéfice pour La Meute

Des membres du groupe La Meute, Éric Corvus,... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Des membres du groupe La Meute, Éric Corvus, Patrick Beaudry et Stéphane Roch, accueillaient samedi les citoyens qui veulent lutter contre les islamistes radicaux et la charia à un souper-bénéfice au chantier du Père Alex.

Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Près de 150 personnes se sont rassemblées, samedi, au chantier du Père Alex, pour le souper-bénéfice au profit de La Meute, ce groupe de citoyens qui cherche à lutter contre l'implantation de l'islam radical et de la charia au Québec. Les organisateurs souhaitent utiliser l'argent amassé pour, entre autres, acheter de l'équipement de sécurité, comme des détecteurs de métal.

«On a besoin d'argent au cas où on se ferait poursuivre, ou dans l'éventualité où on poursuit quelqu'un. On en a besoin pour de l'équipement de sécurité aussi, car on veut que tout soit sécuritaire pour nos membres. On ne se bat pas contre le Cercle des fermières! On se bat contre une organisation qui est multimilliardaire, des gens qui ne sont pas toujours sympathiques. Alors on a des membres qui font de la sécurité et qui ont besoin d'équipement, comme des détecteurs de métal et des walkies-talkies», explique l'un des fondateurs du groupe, Éric Corvus. Il s'agit d'un nom de famille fictif.

Selon lui, le groupe a bien besoin de fonds pour continuer ses activités. L'homme donne également comme exemple le coût de production des banderoles à l'effigie du regroupement ou encore les déplacements des membres.

«Si on veut être à la hauteur, on n'a pas le choix. Il nous faut un petit peu d'argent pour être capable de les suivre», ajoute-t-il.

D'après l'un des membres du conseil d'administration, Stéphane Roch, le groupe, qui a commencé sur une page Facebook, compte maintenant plus de 45 000 membres. Ce n'est donc qu'une petite partie qui était présente au souper organisé à Saguenay.

«La majorité des participants sont de la région, mais il y en a qui viennent aussi d'un peu partout dans la province. Il y a des gens qui décident de nous suivre un peu partout où on va. Les gens appuient le message qu'on passe», mentionne Éric Corvus.

Presque tous habillés d'un chandail noir avec une image d'empreinte de loup, le symbole du groupe, les participants étaient reçus par deux membres qui faisaient la sécurité. Sur place, les hommes et les femmes, accompagnés de quelques enfants, discutaient entre eux et s'accueillaient à bras ouverts.

Le but du groupe, selon les fondateurs, est d'éduquer la population sur l'islam, leur apprendre à faire la différence entre les musulmans et les radicaux, et leur ouvrir les yeux au danger que ces derniers représentent.

«On a aussi un devoir de mémoire. Nos pères et nos mères se sont battus pour qu'on ait des libertés et des droits. On doit se tenir debout pour garder ces droits. On est tellement bien chez nous, mais ce n'est pas gratuit. Des gens se sont battus pour ça», estime le cofondateur Patrick Beaudry.

Pour eux, il est absolument nécessaire de se préparer à l'éventualité d'un attentat dans la province.

«Il faut s'ouvrir les yeux. Ce qui se passe en Europe, c'est comme une boule de cristal. Dans maximum huit ans, et ça va probablement être moins long, je crois que ce qui se passe là-bas va se produire ici. Il va se passer des choses bientôt», conclut Éric Corvus.

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