Une autre aventure pour André-François Bourbeau

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André-François Bourbeau a accompli plusieurs défis au cours des dernières années, dont la construction de ce canot d'écorce.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Le maître de la survie, André-François Bourbeau, a un agenda chargé cet été. Il participe actuellement au tournage des huit émissions d'Expédition extrême, qui seront diffusées à l'automne sur les ondes de Z. En compagnie de l'ex-joueur du Canadien Francis Bouillon, l'homme derrière le Survithon agit comme expert et coach des invités. Une toute nouvelle expérience pour le professeur de l'UQAC, qui le sort complètement de sa «zone de confort».

Fondateur du baccalauréat en plein air à l'Université du Québec à Chicoutimi et détenteur du record Guinness de la plus longue période de survie volontaire en milieu sauvage, André-François Bourbeau n'a plus besoin de présentation au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Après avoir descendu les Everglades à bord d'un voilier qu'il avait fabriqué ce printemps, voilà qu'il s'est attaqué à un tout nouveau projet, télévisuel cette fois.

La série Expédition extrême est composée de huit épisodes. Chacun met en scène un événement de survie qui s'est réellement produit par le passé. Un écrasement d'avion dans le Nord-du-Québec, une expédition de canot qui tourne mal; chaque événement a été choisi et recréé par M. Bourbeau. C'est Francis Bouillon et son invité qui doivent ensuite relever la mission, aidés par l'expert en suivie.

Deux dans la région

Deux des tournages ont d'ailleurs été réalisés dans la région, soit au Lac-Saint-Jean et dans la Réserve faunique des Laurentides. Le prochain aura lieu sur l'Île d'Anticosti.

«C'est vraiment une expérience extraordinaire, mais qui demande beaucoup d'énergie. C'est une grosse production. Disons que je ne suis pas habitué à faire de la survie avec des caméras autour!», raconte André-François Bourbeau, visiblement emballé par ce nouveau défi.

Le premier épisode, par exemple, mettra en vedette l'ancien joueur de football, Étienne Boulay. Lui et Francis Bouillon montreront leurs habiletés de survie à la suite d'un écrasement d'avion. André-François Bourbeau les accompagnera à titre de coach et de guide.

«Je peux vous dire que certains invités n'ont pas trouvé ça facile! J'ai dû les aider à gérer leur stress à plusieurs moments», explique l'expert, qui est un véritable passionné du plein air depuis qu'il est tout petit.

Ne pas être obligé de dépendre de la société pour survivre est un concept qu'il a découvert enfant, lorsqu'il a lu L'Île mystérieuse de Jules Verne. «J'ai voulu apprendre comment s'en sortir par nos propres moyens. Comment faire du feu sans allumette, comment construire un abri, comment tisser des cordes avec des bouts de tissu. Cette passion ne m'a jamais quitté», note-t-il.

Les téléspectateurs pourront voir André-François Bourbeau à l'oeuvre à compter du 1er novembre prochain sur les ondes de Z.

D'autres missions à venir?

Et pendant ce temps, est-ce que l'homme se prépare pour une nouvelle aventure? «On va peut-être me voir sur mon voilier sur le lac Saint-Jean cet été et c'est certains que j'ai toujours plein de projets en tête. Mais je préfère ne pas en parler avant aux journalistes, sinon, ça me met trop de pression!», a lancé le passionné, en riant.

Sur Internet aussi

Parmi ses mille et un projets, André-François Bourbeau a pris le temps de mettre sur pied un défi de survie pour la websérie Le plus grand explorateur Woods. C'est sur une île de Saint-Gédéon que les participants ont accosté et où ils ont dû passer la nuit. Ils étaient ensuite évalués par l'expert en plein air.

La websérie Le plus grand explorateur Woods, produite par Woods Canada, regroupe 12 participants qui doivent passer au travers de différentes épreuves. Chaque épreuve donne lieu à une capsule diffusée sur Internet. La quatrième met en vedette le professeur de l'UQAC, André-François Bourbeau.

«L'équipe de production est entrée en contact avec moi pour que je pense à un défi quelque part au Saguenay-Lac-Saint-Jean. J'ai pensé aux îles de Saint-Gédéon. Chaque participant était amené sur une île. Ils devaient y construire un abri pour la nuit, manger, faire un feu et appeler à l'aide. Le lendemain, André-François Bourbeau visitait chacun des participants, afin de les évaluer et de déterminer les gagnants de l'épreuve.

«Certains participants m'ont surpris, tandis que d'autres ont eu un peu plus de difficulté. Ça n'a pas été difficile de déterminer le grand gagnant», a expliqué M. Bourbeau, précisant qu'il aurait bien aimé voir de la pluie, afin d'ajouter un peu de défi aux participants. «Je dis que les défis de survie sont toujours faciles l'été! C'est le froid qui est le plus difficile. Mais c'était une belle expérience, surtout que je les ai évalués comme j'évalue mes étudiants», a ajouté l'expert.

La capsule est présentement en ligne sur le www.explorateurwoods.ca.

Il enverra Frédéric Dion au pire endroit du Yukon

L'homme a également construit un voilier, à bord... (Archives Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais) - image 4.0

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L'homme a également construit un voilier, à bord duquel il a navigué sur les Everglades, aux États-Unis.

Archives Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais

C'est André-François Bourbeau qui choisira le lieu où sera largué l'aventurier Frédéric Dion, qui prépare sa prochaine expédition, « Porté disparu au Yukon ».

« Fred est un ami. Il m'a demandé de sélectionner l'endroit où il sera débarqué, les yeux bandés. Il n'aura donc aucune idée de l'endroit où il se trouve et il devra revenir par ses propres moyens. Je suis en train de travailler là-dessus et j'ai choisi deux endroits. J'ai demandé à Fred s'il était vraiment certain de vouloir le pire endroit, parce que ça ne sera pas facile ! », a affirmé André-François Bourbeau, qui travaille surtout avec Google Earth pour explorer le territoire du Yukon.

C'est le 18 août que Frédéric Dion s'envolera pour le nord. Son défi ? Retrouver la civilisation, sans nourriture, sans eau, sans carte ni GPS. Pour seul équipement, il portera sa ceinture scout.

Une longue expérience en survie

• 1984 : Le spécialiste de la gestion des risques en forêt a passé 31 jours sans vivres ni équipement en pleine nature avec son acolyte de l'époque, Jacques Montminy. L'expérience, largement médiatisée sous le nom de « Surviethon », a été le sujet d'un livre réédité en 2011 et a établi un record Guinness. M. Bourbeau a marqué l'imaginaire de bien des gens comme l'homme qui a survécu en mangeant de la viande d'écureuil durant un mois et en se fabriquant des montures de lunettes de fortune après avoir échappé à un incendie.

• 1988 : L'auteur de plusieurs ouvrages de référence a aussi mené une expédition de 40 jours en canot d'écorce de bouleau fabriqué artisanalement. Parmi les techniques de survie qu'il a développées, on compte notamment la couverture de quenouilles et le tire-bûche.

• 2013 : Le passionné a passé 11 jours avec son compagnon de fortune Billy Rioux sur le territoire de la Baie-James en naviguant dans des canots d'écorce d'épinette qu'ils avaient eux-mêmes fabriqués. Cette technique amérindienne est pratiquement disparue en Amérique du Nord.

• 2015 : M. Bourbeau et son ami Michel Martineau ont surpris les policiers de Saguenay l'hiver dernier, alors que ceux-ci se sont dépêchés à La Baie pour « sauver » les occupants d'un voilier qui avait chaviré près de l'Anse-à-Benjamin. Cette opération n'était qu'une partie de plaisir pour les deux aventuriers qui avaient la situation bien en main.

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