Un trafiquant évite la prison

L'avocate de la défense, Me Marie-Ève Saint-Cyr (photo),... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'avocate de la défense, Me Marie-Ève Saint-Cyr (photo), et la procureure de la Couronne, Me Sabrina Tremblay, ont suggéré 240 heures de travaux communautaires, de même que trois années de probation et de suivi pour Guillaume Simard, afin que celui-ci ne perde pas les progrès réalisés jusqu'ici.

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Guillaume Simard évite la prison. Il s'est repris en main et son agente de probation croit qu'il aurait pu y perdre ses acquis.

Il y a environ un an, l'individu de 28 ans a été arrêté au moment où il s'apprêtait à vendre 20 comprimés de méthamphétamines à un agent double de la Sécurité publique de Saguenay. Lors de la perquisition, les policiers avaient ensuite trouvé 80 autres comprimés à son domicile. L'homme avait été accusé de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.

Jeudi matin, lors des représentations sur sentence, Me Sabrina Tremblay, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et Me Marie-Ève Saint-Cyr, de la défense, ont fait une suggestion commune au juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec.

Celui-ci s'attendait à une demande de détention pour ce crime considéré comme majeur au sens du Code criminel du Canada. Mais voilà que les deux procureurs ont plutôt suggéré 240 heures de travaux communautaires, de même que trois années de probation et de suivi.

«J'avoue que ce n'était pas mon intention au départ. Habituellement, nous demandons de l'emprisonnement pour ce genre d'accusations», a indiqué Me Tremblay.

«Mais l'agente de probation a tenu à nous rencontrer, Me Saint-Cyr et moi, afin de faire part de sa réflexion et des discussions qu'elle avait eues avec l'accusé. Elle a indiqué que l'envoyer en prison ferait en sorte de lui enlever ses acquis et de mettre un terme à l'aide qu'il a obtenue dans les derniers mois», a rajouté la procureure de la Couronne.

En fait, l'agente de probation et la Couronne ont accepté de donner une deuxième chance à Guillaume Simard. Celui-ci a cessé sa consommation et a changé son cercle de connaissances.

«Mon client ne consomme plus, mais ce ne fut pas facile. Ça ne s'est pas fait en claquant des doigts et uniquement parce qu'il avait été pris. Mais graduellement, avec de l'aide, il y est parvenu et il ne consomme plus maintenant», a précisé Me Saint-Cyr.

Avant de rendre sa décision, le juge Daoust s'est informé auprès de l'accusé s'il avait quelque chose à dire.

Si l'individu ne semblait pas vouloir en ajouter au départ, il s'est tout de même laissé aller à quelques commentaires.

«Tout ce qui a été dit reflète ce qui en était auparavant. Ça fait un an que c'est arrivé. Je peux vous dire que ç'a été dur et que c'est encore dur aujourd'hui», a relaté Guillaume Simard, qui a reconnu être mal à l'aise avec ce qu'il a fait et a exprimé des regrets.

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