Rio Tinto songe à hausser les baux des terrains riverains

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Rio Tinto étudie la possibilité de hausser les baux de ses terrains en bordure du lac Saint-Jean.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Rio Tinto (RT) amorce une réflexion sur la gestion de ses propriétés, dont ses quelque 1500 terrains bordant le lac Saint-Jean. Et la hausse du prix des baux, signés entre la multinationale et les riverains, n'est pas écartée. 

«Tout est sur la table. Nous sommes au début d'une réflexion sur la gestion des propriétés. On le sait, le marché de l'aluminium a changé et le portrait de nos propriétés aussi. Les terrains sur le bord du lac ont maintenant une valeur de 70 millions$», pointe Claudine Gagnon, porte-parole de RT.

La multinationale ne fait qu'évaluer cette option pour l'instant. Mais cette réflexion est déjà un pas de trop, selon le député Alexandre Cloutier, également candidat à la direction du Parti québécois.

«C'est indécent et carrément injustifié. Je vais demander l'intervention du premier ministre et un engagement ferme de sa part. Il n'est pas question d'ajouter une nouvelle taxe pour avoir accès au lac Saint-Jean. Le lac Saint-Jean appartient à tous les Québécois. La compagnie a un privilège, celui de produire de l'électricité. En échange, le lac doit demeurer accessible pour les gens», insiste Alexandre Cloutier, également riverain.

Programme de stabilisation des berges

Ce n'est pas la première fois que la compagnie suggère une participation financière de la part de riverains. Dans un éditorial signé en juin dernier dans Le Lingot, journal de RT, le directeur du programme de stabilisation des berges (PSBL), Jean Pedneault, propose que tous les 5000 riverains du lac Saint-Jean participent financièrement pour le PSBL.

Après avoir rappelé que les trois scénarios développés par RT en vue du renouvellement du décret n'entraîneraient aucuns frais aux citoyens, M. Pedneault a ensuite chiffré ce que les autres propositions (celles réclamées par plusieurs citoyens) coûteraient aux riverains. «Le scénario 15,5 pieds à l'année: 620$. Scénario 15,5 pieds été/automne: 280$. Scénario 14 pieds à l'année: 1760$», peut-on lire dans sa chronique.

«En 1985, une telle offre (une contribution des citoyens pour balancer la perte de production d'électricité liée à une baisse du niveau du lac) aurait probablement été rejetée sur le champ par Rio Tinto. La compagnie, à l'époque, n'avait accès à aucune source d'approvisionnement en hydroélectricité autre que celle provenant de ses propres barrages. Chaque perte de MW se traduisait donc automatiquement par une perte de sa capacité de produire de l'aluminium et cela modifiait même son coût de production. Depuis le démarrage de l'Usine Alma, la situation est totalement différente puisque Rio Tinto peut acheter de l'hydroélectricité auprès d'Hydro-Québec. On pourrait en acheter un peu plus», écrit M. Pedneault.

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