Me Lebel intimidé en cour par un accusé

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Jean-Paul Tessier aurait tenu des propos menaçants et aurait été intimidant envers Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne.

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Le Chicoutimien Jean-Paul Tessier est cité à procès pour menaces et intimidation à l'endroit du procureur de la Couronne, Me Jean-Sébastien Lebel.

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Me Jean Sebastien Lebel

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Me Jean Caron représente les intérêts de la Couronne dans les accusations contre Jean-Paul Tessier.

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Le client de Me Louis Belliard aurait traité l'avocat du ministère public, selon la preuve, de «p'tite crisse de face de Chinois» (Me Lebel est d'origine asiatique) et de «trou de cul», avant de pointer ses pouces et index en mimant des armes à feu vers le procureur.

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a présidé, mercredi, l'enquête préliminaire de l'homme et a déterminé qu'il y avait suffisamment d'éléments pour ordonner la tenue d'un procès. Il aura lieu le 18 octobre au Palais de justice de Chicoutimi devant le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec.

Les faits reprochés à Tessier remontent au 28 janvier 2016.

Durant son procès pour violence conjugale, assis dans le box des accusés, Tessier a commencé à passer des remarques à son ex-conjointe, la traitant, toujours selon la preuve, de «crisse de menteuse, de petite maudite». Il aurait murmuré «qu'elle ne lui enlèverait pas son enfant».

À plusieurs reprises, le juge Jean Hudon, qui présidait le procès, a dû intervenir pour lui dire de se maîtriser, mais ce ne fut pas suffisant. Ensuite, les récriminations ont été dirigées vers le procureur de la Couronne.

Mercredi, Me Lebel est revenu sur l'attitude belliqueuse et arrogante de Tessier lors du procès.

«À la pause du midi, les agents correctionnels m'ont avisé que l'accusé avait l'intention de faire un pétage de coche à son retour dans la salle de cour. J'ai alors demandé à ce que l'on soit prêt à intervenir. Au retour, l'attitude n'avait pas changé», a témoigné Me Lebel.

«À la fin de ma plaidoirie, l'accusé s'est emporté et le juge a alors ordonné son expulsion. En sortant, il a fait un geste de ses deux mains en me pointant, en imitant un coup de revolver. Il faisait signe qu'il était pour me tirer. J'ai immédiatement demandé au policier Nicolas Lachance (SQ) s'il avait vu le geste et il a confirmé», a ajouté le procureur de la Couronne.

Jean-Paul Tessier est parvenu à faire les gestes malgré le fait qu'il était menotté selon le plus haut niveau des agents correctionnels. Il avait les menottes aux poignets, maintenues par un bloc cadenassé, des menottes aux chevilles et une chaîne reliant le tout. Les agents ont agi ainsi en raison du comportement agressif et explosif de l'accusé.

En plus des commentaires qualifiés de désobligeants à l'endroit du représentant du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Tessier s'est montré menaçant sur la possibilité que Me Lebel connaisse bien Saint-David-de-Falardeau.

Le procureur de la Couronne relatait certains événements survenus dans la localité lorsque l'accusé aurait dit: «Ah oui, tu connais Falardeau? T'a l'air de venir de ce coin-là, c'est bon à savoir. Un jour je vais sortir.» Des propos qualifiés de menaçants selon l'agent correctionnel en stage, Pierre-Luc Fortin.

Interrogé par Me Belliard sur la manière dont il pouvait décrire l'attitude belliqueuse et le regard intimidant de l'accusé, Me Lebel a relevé la façon d'être regardé à son entrée au tribunal.

«Lors du procès, M. Tessier a eu le même regard qu'il a maintenu sur moi lorsque je suis entré en cour aujourd'hui (mercredi). Je perçois son regard comme quelqu'un qui a de la hargne envers moi, de la colère. Il y avait de l'agressivité. Je pratique depuis 2002 et je peux faire la différence entre quelqu'un qui écoute mes questions et un autre qui me défie.»

«Je peux l'expliquer par l'attitude de M. Tessier, qui se croise les bras, qui a un petit sourire sarcastique, qui utilise un certain ton de voix et qui maintient un regard durant plus de 30 secondes», a conclu Me Lebel.

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