Quatre mois pour abus envers un jeune déficient

André Gagnon va purger une peine de quatre... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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André Gagnon va purger une peine de quatre mois de prison pour avoir fait une fellation et des attouchements sexuels à un jeune homme ayant une déficience intellectuelle.

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Louis Potvin
Le Quotidien

André Gagnon va passer quatre mois en prison pour avoir fait une fellation et des attouchements sexuels à un jeune homme ayant une déficience intellectuelle alors qu'il se trouvait en situation d'autorité.

C'est la peine qu'a imposée le juge Paul Guimond à l'homme de 52 ans de Saguenay qui était à l'époque responsable d'une résidence du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CRDITED).

Le magistrat a considéré que l'abus de confiance et d'autorité jumelé aux effets qu'a eus l'agression sur la victime nécessitait une peine d'emprisonnement. Aussi, un rapport sexologique démontrait qu'André Gagnon avait minimisé les conséquences de ses gestes et leur préméditation. Rappelons que l'homme avait amené sa victime à son chalet de Chambord au printemps 2014 pour qu'il se repose. Au moment où il se trouvait au lit, Gagnon l'a rejoint et a procédé à des attouchements et à une fellation. Des actes que le jeune homme a dévoilés à sa famille.

André Gagnon, qui avait plaidé coupable, a gardé les yeux fermés tout au long de la lecture des explications qui menaient à cette sentence.

Son avocat, Me Pierre Gagnon, qui réclamait une peine de 12 mois en collectivité, n'est pas surpris du verdict. «Je pensais que pour ce genre de crime, la prison en société aurait été assez dissuasive. Le juge en fait une autre lecture. Je crois que la peine invite à la dénonciation de crime de semblable nature», a-t-il déclaré à la sortie du Palais de justice de Roberval.

La procureure de la Couronne, Me Amélie Savard, estime la sentence satisfaisante. «Ça se rapproche de ce que nous avions demandé, soit six mois de prison ferme. Le juge a pris en compte nos arguments, notamment sur la grande vulnérabilité de la victime et le fait qu'elle n'était pas consentante», a-t-elle commenté.

Autre condamnation

En mars dernier, André Gagnon avait écopé d'une peine de trois mois d'emprisonnement à purger dans la collectivité pour avoir violenté une personne handicapée dont il avait la responsabilité.

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