André Paradis se joint aux syndicats

André Paradis... (Archives, Le Quotidien)

Agrandir

André Paradis

Archives, Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, se joint aux représentants syndicaux des usines de Kénogami et Dolbeau ainsi qu'aux élus des municipalités concernées.

Il réclame une intervention énergique du gouvernement canadien afin de lever la surtaxe de 17% imposée sur les importations de papier surcalandré aux États-Unis sous prétexte que la pâte kraft produite à l'usine de Saint-Félicien est subventionnée.

La sortie du préfet s'inscrit dans la lignée des déclarations récentes des dirigeants syndicaux et politiciens sur la nécessité pour le gouvernement fédéral de forcer le gouvernement américain à mettre un terme à cette surtaxe de 17%. Au départ, la surtaxe ne touchait pas les grades de papier produits à Alma, mais les moyens déployés par d'autres papetières pour éviter de payer cette surtaxe à l'exportation aux États-Unis vont rattraper indirectement la papeterie qui exploite deux machines dans la production de papier blanchi et de papier annuaire.

«Il y a des inquiétudes qui ont été transmises par les représentants syndicaux de l'usine. Certaines papetières semblent opter pour le changement de production afin d'éviter la surtaxe. Ces changements vont avoir un impact sur les marchés de la production de notre usine», insiste André Paradis.

Le président du syndicat CSN de l'usine affilié à la Fédération de l'industrie manufacturière de la CSN, Jean-Pierre Lebel, considère qu'il y a effectivement des nuages sombres à l'horizon en raison de la tentation pour les autres producteurs de se tourner vers des solutions rapides pour éviter la surtaxe à l'exportation sur le papier surcalandré.

«La papetière Irving a déjà modifié la production de papier sur au moins une machine pour choisir le papier blanchi. Il s'agit du papier que nous produisons sur la machine 14. Le marché n'est pas illimité et ça fait un joueur de plus dont nous devons tenir compte. La décision pourrait influencer d'autres producteurs. C'est une situation préoccupante pour le moment», insiste le leader syndical.

La décision du Département américain du commerce visait Irving Paper, Catalyst Paper, Résolu au Québec et Port-Hawkesbury Paper en Nouvelle-Écosse. Les Américains ont entrepris des vérifications lorsque le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a accordé de généreuses subventions pour relancer les opérations de la machine de Port-Hawkesbury paper construite par Stora paper dans les années 1990. La relance de cette machine dans les grades de papier surcalandré a eu des impacts majeurs sur le marché, dont la fermeture de l'usine Laurentides de Résolu dans la Mauricie.

Jean-Pierre Lebel a d'autres préoccupations. L'usine d'Alma produit aussi du papier annuaire et du papier «book». Il s'agit de grades de papier très faciles à fabriquer sur pratiquement toutes les machines à papier sans investissement. Des papetières pourraient également opter pour ce papier afin d'éviter les grades de surcalandré.

Au Québec, la décision de cibler Résolu a été justifiée par des aides gouvernementales accordées à l'usine de pâte Kraft de Saint-Félicien de Résolu. Les usines de Dolbeau et Kénogami utilisent cette pâte en quantité réduite dans la fabrication des grades SCA et SCC qui servent dans l'impression commerciale (circulaires).

Le gouvernement canadien devait obtenir du gouvernement américain la mise en place d'un comité spécial pour analyser toute la problématique reliée aux subventions alléguées par l'industrie américaine dans la production de papier surcalandré. Au Québec, la papetière Résolu a toujours prétendu ne pas bénéficier d'aide gouvernementale pour son usine de pâte Kraft de Saint-Félicien.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer