Cargair s'installe à Saint-Honoré

Après avoir acquis la base opérationnelle d'Air Médic... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Après avoir acquis la base opérationnelle d'Air Médic le 14 juillet, l'école de formation privée Cargair a stationné une demi-douzaine de ses avions en prévision de la formation de futurs pilotes d'origine chinoise.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

L'école de pilotage privée Cargair Max Aviation, dont le centre administratif est situé à Brossard, vient de mettre un pied à terre à l'aéroport de Saint-Honoré afin d'y former des dizaines de futurs pilotes d'origine chinoise. Le 13 juillet, l'entreprise, qui possède une quarantaine d'avions Cessna 152-172 et Piper Aztec multimoteur, a acquis la base opérationnelle d'Air Médic, spécialisée dans les transports médicaux aéroportés.

Air Médic, qui continuera d'occuper le hangar, a décidé de déployer, à ce même aéroport, son nouvel hélicoptère bimoteur Agusta Westland GrandNew d'une valeur de huit millions$ équipé d'un système de lunettes de vision nocturne qui permettra d'effectuer des transports d'urgence dans un périmètre beaucoup plus étendu que le territoire de la région.

Selon les informations obtenues par Le Quotidien, Air Médic a vendu pour la somme de 335 000$ sa base opérationnelle constituée d'un terrain et d'un hangar aéronautique situé au 104, rue No 1 à Saint-Honoré.

Selon Aziz Fikri, vice-président marketing et communications chez Air Médic, la vente de la base opérationnelle s'inscrit dans le cadre d'un partenariat naissant avec Cargair Max Aviation. «Max Aviation a fait connaître son besoin d'espace pour abriter ses avions qui serviront à la formation de centaines de futurs pilotes chinois à Saint-Honoré. Notre intention est d'investir avec eux tout en conservant l'espace qu'on occupe présentement.»

Même s'il a affirmé ne pas vouloir parler au nom de Cargair Max Aviation, M. Fikri a même évoqué la possibilité que des logements soient construits pour recevoir cette clientèle internationale en formation privée. M. Fikri a précisé qu'en raison de l'expansion de l'économie chinoise ces dernières décennies et de l'amélioration des conditions de vie, des milliers de Chinois ont développé un engouement pour devenir pilotes. L'Amérique du Nord, plus que l'Europe, serait particulièrement prisée pour recevoir de la formation en aéronautique en raison de la disponibilité des aéroports et de la qualité de la formation offerte.

Lors de notre passage, lundi, à l'aéroport de Saint-Honoré, une demi-douzaine d'avions étaient stationnés sur le terrain près du hangar d'Air Médic. Selon les informations qui circulent, Cargair aurait l'intention d'y déménager six autres appareils.

Malgré plusieurs appels logés auprès de la présidente de Cargair Max Aviation, Josée Prud'homme, cette dernière n'a pas retourné les messages.

Étude de risque

Chose certaine, la venue d'une nouvelle école de formation privée à Saint-Honoré qui s'ajoute à celle du Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA) préoccupe les autorités gouvernementales puisque Transports Canada a demandé au ministère des Transports du Québec, gestionnaire de l'aéroport de Saint-Honoré, de réaliser une analyse de risque dans une note transmise le 20 juin. Des appels logés auprès de ces deux ministères sont demeurés sans réponse.

Cette analyse a été demandée alors que des travaux majeurs ont lieu pour le balisage de la piste 06/24 et les voies Delta et Écho.

Nouvel hélicoptère

En ce qui a trait aux activités d'Air Médic, M. Fikri a mentionné que depuis quelques jours, le nouvel hélicoptère de la compagnie est stationné à Saint-Honoré. «La présence de cet hélicoptère procure de nombreux avantages puisque le fait qu'il soit équipé de deux moteurs va nous permettre de survoler des centres urbains, ce qui est interdit au Canada contrairement aux États-Unis en raison des risques d'écrasement en cas de panne du seul moteur.»

L'autre avantage indéniable de cet hélicoptère est que les trois systèmes de vision nocturne dont il est doté et qui sont uniquement permis à la GRC, la SQ et les Forces armées en plus d'Air Médic, permettent d'effectuer des sauvetages à toutes heures du jour entre La Tuque et les Îles-de-la-Madelaine. «Nous sommes présentement en période de recrutement de deux pilotes possédant la formation sur ce système de vision. Ce pourrait être des militaires présents dans votre région», évoque M. Fikri.

La configuration de cet hélicoptère, spécifiquement pour les services médicaux avec son treuil de sauvetage et sa vitesse de 320 km/h, constitue d'autres avantages que n'offrent pas les transports terrestres.

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