Un mécanicien perd quatre doigts

Un mécanicien du Garage Robert Gasse de Chicoutimi... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Un mécanicien du Garage Robert Gasse de Chicoutimi s'est coupé quatre doigts de sa main gauche pendant qu'il travaillait sur le moteur d'un véhicule.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Un mécanicien du Garage Robert Gasse Ultramar de Chicoutimi a eu quatre doigts de sa main gauche coupés pendant qu'il travaillait sur le moteur d'un véhicule, lundi après-midi. Il a été transporté à Montréal pour être opéré dans l'espoir de pouvoir lui greffer ses doigts.

Les secours ont été appelés vers 14h10 au garage situé à l'angle de la rue Racine Ouest et de la rue Sainte-Anne.

Lors de l'arrivée des ambulanciers, les doigts de la main gauche de l'homme, de l'index à l'auriculaire, étaient sectionnés, a expliqué Éric Fortin, superviseur de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec à Chicoutimi.

Les doigts de l'homme de 40 ans ont été coupés lorsque sa main a été coincée dans une courroie, puis entraînée vers une poulie.

Il a été transporté à l'hôpital de Chicoutimi. Après évaluation, une ambulance a pris la direction de Montréal pour qu'il soit opéré afin de tenter de greffer ses doigts coupés à sa main.

«Dans des délais de six à sept heures suivant l'accident, une tentative pour cette opération peut être faite, selon les cas», a expliqué Éric Fortin. L'opération en microchirurgie est effectuée par un neurochirurgien.

Enquête

Un inspecteur de la Commission des normes, de l'éthique de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) s'est rendu sur les lieux peu après l'incident, a indiqué la porte-parole régionale de l'organisation, Swann Thibault.

L'enquêteur a demandé à ce qu'un rappel sur le départage des tâches qui doivent être effectuées à moteur fermé ou en fonction soit fait auprès des employés. Les méthodes de travail et équipements utilisés sur place semblaient appropriés.

L'enquêteur a aussi réclamé que le travail sur le véhicule impliqué soit arrêté. Tous les témoins, ainsi que le mécanicien, devront être rencontrés par l'enquêteur. «La CNESST dispose ensuite d'un an pour évaluer la pertinence ou non d'aller en constat d'infraction», a précisé Mme Thibault.

Le propriétaire était absent lundi après-midi, et les employés sur place n'ont pas voulu commenter les événements.

Swann Thibault rappelle par ailleurs que l'Association sectorielle automobile, aussi appelée Auto-prévention, offre des formations pour prévenir les accidents de travail et les maladies professionnelles dans ce secteur d'activités.

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