En route vers une excellente année

Les producteurs de bleuets avaient le sourire fendu jusqu'aux oreilles hier... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Louis Potvin
Le Quotidien

Les producteurs de bleuets avaient le sourire fendu jusqu'aux oreilles hier lors de la journée réseautage bleuet à Normandin. Ils parlaient de la récolte exceptionnelle à venir. Autour de 80 millions de livres.

Jean-Eudes Senneville... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 1.0

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Jean-Eudes Senneville

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

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Réjean Fortin

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Les producteurs se serraient la main et discutaient de l'abondance de fruit dans leur champ. Ils partageaient leur enthousiasme avec les principaux acheteurs, Jean-Eudes Senneville, de Bleuets sauvages du Québec, et Réjean Fortin, de Bleuets Mistassini.

«On s'enligne vraiment vers une excellente récolte. Tout est là. Il n'y a pas eu de gel, il y a une belle floraison, la pollinisation a bien fonctionné et le mélange de soleil et de pluie permet aux fruits de bien se développer. Il faut juste que ça se maintienne comme ça et on devrait avoir une année de 80 millions de livres», a commenté le directeur général de Bleuets Mistassini.

Une estimation endossée par Jean-Eudes Senneville. «On va avoir une production semblable à 2014. Il va y avoir une abondance de fruits. C'est certain qu'il faut attendre que les bleuets soient dans les boîtes, mais selon mon expérience, nous allons peut-être battre un record», a-t-il indiqué.

Cette abondance devrait nécessiter une récolte hâtive qui devrait débuter dès les premières journées du mois d'août. Les usines vont tourner à plein rendement sept jours sur sept, 24 heures sur 24.

«Pour nous, les 250 employés vont travailler à congeler du bleuet pendant 30 à 35 jours. Nous allons parler à nos producteurs pour les rassurer. Nous allons acheter tous les bleuets qu'ils vont nous amener, mais il faudra étaler la récolte dans le temps afin d'être en mesure de fournir», explique Réjean Fortin.

Les usines du groupe Bleuets sauvages devraient fonctionner à plein régime pendant 45 jours. Plus de 450 employés seront nécessaires pour congeler tout ce bleuet.

Prix

Évidemment, cette abondance aura un effet sur le prix de la perle bleuet. Comme il y a des surplus d'inventaire de la production 2015 et que la récolte dans les maritimes s'annonce bonne le prix risque d'être bas. «Nous sommes passés d'une production d'un fruit de luxe à celui d'un fruit de masse. Avec l'offre mondiale, les prix baissent. Le défi des producteurs sera d'être plus productif pour baisser les prix de production», analyse Jean-Eudes Senneville.

Le président du syndicat des producteurs de bleuets du Québec, Ghislain Saint-Pierre, attend d'avoir les évaluations des spécialistes dans le domaine pour négocier le prix final 2015 et l'avance 2016. «On s'attend que ça ne sera pas très élevé. Jusqu'à maintenant pour 2015 nous avons eu 60 cents. C'est dans les prochains jours que nous allons commencer à discuter avec les acheteurs», a-t-il indiqué.

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Clément Bélanger

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Aussi abondant en forêt

Le bleuet en forêt sera aussi très abondant.

«C'est l'enfer, s'exclame Clément Bélanger le président de l'Association des cueilleurs. Ça va être une des années les plus grosses que j'ai vues dans ma carrière. Il n'y a pas eu de gel en forêt. Il y a beaucoup de fleurs et de fruits. Ça va être très intéressant pour les cueilleurs, il sera facile de trouver des secteurs avec beaucoup de fruits. Ça devrait attirer plus de gens à venir en forêt.»

Avec la campagne de sensibilisation qui a été effectuée au cours des dernières semaines, M. Bélanger pense que 100 nouveaux cueilleurs vont s'ajouter. «Habituellement, nous sommes entre 1200 à 1500. La promotion que nous avons faite semble fonctionner. Je reçois des appels de Gatineau, Trois-Rivières et d'un peu partout en province de gens qui veulent venir récolter des bleuets. Nous avons quatre postes d'achat spéciaux pour eux. Il va y avoir des mentors pour les guider. À ces postes, il y aura un dépanneur, le téléphone et un accès à Internet», informe-t-il.

Ces postes seront situés dans les secteurs des Passes-Dangereuses, au camp Buade, au secteur Vimont et sur la Lièvre. Au total il y aura 104 postes d'achats répartis sur le territoire.

Les acheteurs et le syndicat des producteurs de bluets vont fournir les points GPS de ces postes et les secteurs où le fruit est le plus abondant. «Nous voulons rendre plus facile la cueillette pour que les gens fassent de meilleures récoltes.»

Abeilles

Dans le futur, pour stimuler les secteurs forestiers à fort potentiel, des abeilles pourraient être introduites pour accroître la pollinisation. «Nous effectuons des études de plans en forêt pour analyser ce qui manque pour que les plants fournissent leur plein potentiel. Cette année, il n'a pas eu de gel, il a probablement manqué de pollinisation. Il y aura peut-être un projet pilote pour transporter des ruches», mentionne le président.

La journée réseautage bleuet permet aux producteurs de... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 3.0

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La journée réseautage bleuet permet aux producteurs de voir de la nouvelle machinerie pour la récolte de bleuets.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Journée de réseautage

Plus d'une centaine de producteurs de bleuets ont participé à la journée réseautage qui se tenait hier à la bleuetière coopérative de Normandin.

Cette journée est devenue une tradition. Les gens se rencontrent pour discuter de différents aspects liés à la culture du bleuet.

Plusieurs exposants proposent des nouveautés pour améliorer la culture de petits fruits. Des fabricants de «ramasseuses». De la machinerie adaptée pour la préparation était aussi exposée. Au fil des années, on constate que la récolte s'est mécanisée afin de récolter les bleuets le plus rapidement possible. Aussi, des apiculteurs proposent des ruches adaptées à la pollinisation des bleuetières.

Certains ont visité la vaste bleuetière en autobus pour voir l'état des champs et voir les aménagements effectués pour améliorer la productivité. Cette coopérative est l'une des plus anciennes de la région.

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