Nouveaux capitaines à L'Envol

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Bruno Tremblay, à gauche, a été propriétaire du café-bar L'Envol pendant 31 ans. Il vient de vendre à Éric Tremblay, Nicolas Pageau et Benoît Brassard.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Plus de 31 ans après son ouverture, le café-bar L'Envol de Jonquière passe aux mains de nouveaux intérêts. Les trois propriétaires, qui ont officiellement acquis le mythique bar de la rue Saint-Dominique le 1er mai dernier, ont des idées plein la tête pour faire de l'établissement un incontournable du centre-ville. Mais en gros, Benoît Brassard, Éric Tremblay et Nicolas Pageau veulent conserver l'âme de L'Envol, qu'ils considèrent comme un lieu exceptionnel avec un immense potentiel.

Le bar et les logements au-dessus étaient à vendre depuis trois ans. L'ex-propriétaire, Bruno Tremblay, avait décidé de céder les actifs après trois décennies d'implication.

«C'était du sept jours sur sept. Mes plus longues vacances en 31 ans, ç'a été dix jours en ligne. C'était un record», raconte-t-il. À 68 ans, le tenancier est heureux de passer le flambeau à la relève. Bruno Tremblay a pris part à l'entrevue, réalisée vendredi. C'était la première fois qu'il mettait les pieds à L'Envol depuis la vente.

«C'est à eux maintenant, ils en font ce qu'ils en veulent. Je n'ai pas l'intention de jouer à la belle-mère», a-t-il imagé.

Authentique

Si L'Envol change d'administration, l'esprit de la place, le décor et l'atmosphère demeurent. Bien sûr, quelques mises à niveau ont été nécessaires: la rénovation des salles de bain, l'intégration d'une carte de cocktails et d'un menu de shooters québécois, l'élaboration d'un partenariat avec l'Entrecôte Riverin, juste à côté, un peu de peinture ici et là, quelques écrans plats. Mais somme toute, le bar conserve son cachet, de l'enseigne extérieure au mobilier d'origine. Cinq nouveaux employés s'ajoutent aux trois membres du personnel, que les nouveaux proprios ont voulu garder.

Les clients, ceux d'aujourd'hui et d'hier, reconnaîtront les banquettes de cuir, le juke-box, les boiseries, le coin billard et les fenêtres coulissantes donnant sur la Saint-Do. Ceux qui n'ont pas fréquenté L'Envol depuis un certain temps, mais qui ont envie de découvrir sa version 2.0, auront l'impression de retrouver leurs vieilles pantoufles.

«On a vraiment voulu conserver l'esprit de la place. C'est sûr qu'éventuellement, on voudrait changer certaines choses au niveau de la déco. Notre vision, c'est que ça ressemble à un pub anglais ou irlandais», explique Benoît Brassard. L'évaluateur immobilier de profession, qui détient plusieurs propriétés locatives, n'aurait jamais pensé devenir tenancier de bar. L'occasion s'est présentée et il a suivi son flair, non sans quelques papillons dans le ventre et un léger vertige. Ses amis, Éric Tremblay et Nicolas Pageau, ont accepté de devenir partenaires. Tous trois ont des emplois à temps plein. Respectivement âgés de 45, 38 et 26 ans, Brassard, Tremblay et Pageau ont chacun l'intention d'apporter un peu de leur couleur et de leur influence générationnelle à L'Envol. C'est le fils de 18 ans de Benoît Brassard qui assurera la gestion quotidienne de l'établissement.

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Les clients, ceux d'aujourd'hui et d'hier, reconnaîtront les banquettes de cuir, le juke-box, les boiseries, le coin billard et les fenêtres coulissantes donnant sur la Saint-Do.

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Les clients, ceux d'aujourd'hui et d'hier, reconnaîtront les banquettes de cuir, le juke-box, les boiseries, le coin billard et les fenêtres coulissantes donnant sur la Saint-Do.

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Retour des spectacles

L'un des objectifs du trio d'actionnaires est de ramener le volet spectacles à L'Envol.

Pendant de nombreuses années, la petite scène du bar a accueilli des groupes de jazz et de blues. Aujourd'hui, les propriétaires veulent renouer avec ce côté festif. Deux fois semaine, à partir de 21h, il y a de la musique au coin Saint-Do et Ouellet. L'administration veut accueillir un groupe et un chansonnier par semaine, des artistes régionaux. Le volet chansonnier manque à Jonquière, pensent les trois hommes, qui savent que ce créneau est apprécié de la clientèle. Le trio d'actionnaires veut aussi ramener les étudiants du Cégep à L'Envol et offrir la possibilité aux entreprises d'y tenir un party de bureau.

«En gros, on est trois gars qui s'impliquent et qui veulent s'amuser. Le potentiel est très grand. Ce sera L'Envol, version 2.0, mais on ne changera pas une formule gagnante», dit Éric Tremblay, qui a longtemps oeuvré dans le domaine des bars et de la restauration.

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