La DPJ va collaborer aux enquêtes du ministère

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La directrice régionale de la DPJ Sonia Boivin

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La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du Saguenay-Lac-Saint-Jean va se soumettre aux deux enquêtes ordonnées par la ministre Lucie Charlebois en lien avec le décès d'un jeune enfant qui était suivi par l'organisme.

La directrice de la DPJ, Sonia Boivin, n'a pas caché vivre une grande tristesse avec cet événement survenu au cours des dernières semaines dans la région.

Mme Boivin mentionne qu'elle ne peut commenter le dossier précis de l'enfant décédé afin de protéger la confidentialité de la victime et des membres de sa famille.

La dirigeante confirme que la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie a demandé la tenue de deux enquêtes.

La première porte sur l'évaluation des mesures de protection prises par la DPJ pour assurer la sécurité de l'enfant. La seconde est menée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et vise les services rendus par la DPJ sur les processus d'intervention et de réception.

« Si la ministre est au courant de cette situation, c'est que nous sommes en contacts réguliers avec les employés du ministère. Ces enquêtes ne constituent pas une pratique inhabituelle. Je ne peux pas dire que ça arrive toutes les semaines, mais ce sont des mesures qui peuvent se produire », explique Mme Boivin.

« La ministre veut vérifier nos processus, afin de s'assurer que tout est fait selon les règles, que l'on fait les bonnes choses. Lors de la vérification interne faite cet hiver (l'homme qui a fait cinq enfants à sa belle-fille), il nous a été confirmé que nos procédures sont conformes, rigoureuses et respectent la loi. Ce sera le même objectif avec les enquêtes actuelles », ajoute la directrice de la DPJ.

Mme Boivin précise que les signalements sont confidentiels et que les gens peuvent le faire au 418 543-3006 ou au 1 800 463-9188.

Quant aux coupes de ressources, exigées par le ministère de la Santé, on précise que la DPJ n'en a pas subi dans la dernière année et que les services et suivis ont pu être assurés adéquatement.

Travail d'équipe

Sonia Boivin tient à préciser que la DPJ intervient dans une famille de façon exceptionnelle. L'objectif n'est pas de sortir un enfant de son milieu. Lorsque cela est fait, c'est que la DPJ n'a pas d'autres solutions.

« Il faut voir si la sécurité et le développement de l'enfant sont compromis. Si c'est le cas, nous allons faire des interventions auprès des parents afin de les outiller du mieux possible. »

« Nos employés font des interventions exceptionnelles. Leur travail n'est pas toujours facile, surtout lorsque les parents ne sont pas d'accord avec l'intervention. Ils ont à travailler avec les parents, la famille et les proches. Il n'est pas toujours évident d'intervenir auprès des parents pour leur donner des conseils afin d'éduquer leurs enfants. On travaille avec des humains et il arrive que la situation puisse devenir imprévisible entre les parents et les intervenants. On entre dans leur intimité et dans l'éducation de leur enfant. Il faut y aller avec doigté », conclut-elle.

Le syndicat veut rencontrer la ministre Charlebois

(Johanne Saint-Pierre) - Le Syndicat des technicien(ne)s et professionnel(le)s de la santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (STPSSS02/CSN) a demandé à rencontrer rapidement la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, concernant les mandats d'enquêtes donnés à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

Cette situation fait suite au décès d'un enfant connu des services de la protection de la jeunesse dans la région.

« La situation a été portée à notre attention dans les dernières semaines, ce qui nous a permis de recueillir certaines informations. Nous avons par la suite demandé une rencontre avec le cabinet de la ministre Charlebois qui aura lieu dans les prochains jours. Les coupes dans les budgets alloués à la protection de la jeunesse, partout au Québec, ont fragilisé les services et notre capacité d'assurer notre mission. Nous dénonçons cette situation depuis plusieurs années et nous avons émis plusieurs mises en garde. Nos propos iront encore dans ce sens lors de cette rencontre », a déclaré Nancy Poulin, présidente du syndicat, par voie de communiqué.

Le syndicat offrira une position plus étoffée à la suite de cette rencontre. « Nous ne prenons pas cette situation à la légère et le gouvernement ne pourra pas se déresponsabiliser des conséquences de ses décisions sur les services publics », a-t-elle conclu.

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