Arnaque de 618 000 $ déjouée

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Le propriétaire de l'entreprise Énergie & Télécom Électrosag Jean-Pierre Fleury.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Une tentative de fraude du faux président a échoué, mardi, à Alma. L'entreprise Énergie & Télécom Électrosag a déjoué une arnaque de 476 000 $ US (618 000 $).

L'opération internationale avait été orchestrée de main de maître et les escrocs se sont fait prendre en flagrant délit. La vigilance du propriétaire y est pour beaucoup.

« On ne pense jamais qu'une histoire pareille peut nous arriver. C'était crédible et planifié au quart de tour. Ça s'est passé en dedans de deux heures », raconte Jean-Pierre Fleury, président-directeur général de la compagnie.

L'homme d'affaires devait quitter le siège social de son entreprise pour trois jours, mardi, vers 13 h.

Lors d'une conversation avec sa comptable, vers 12 h 10, celle-ci l'a mis au parfum de la situation « secrète » dans laquelle le faux PDG l'avait embarquée. Or, le principal intéressé n'était pas au courant de l'affaire. Des échanges de courriels entre l'employée et les fraudeurs avaient débuté à 10 h 59.

« Elle m'a apporté des chèques et m'a dit ''avec ce que tu m'as demandé, on va embarquer sur la marge''. J'ai sursauté puisque je ne savais pas du tout de quoi elle me parlait, poursuit-il. Je lui ai demandé des précisions et elle m'a montré les messages. »

Il s'avère qu'un faux M. Fleury s'était créé une nouvelle adresse courriel avec laquelle il transigeait directement avec l'employée et un supposé avocat d'un cabinet connu de la région. Le faux président disait se préparer à acheter une société étrangère.

« J'ai mandaté Me Morin pour qu'il représente nos intérêts dans une opération financière urgente et extrêmement confidentielle. Es-tu disponible tout de suite pour t'en occuper ? », peut-on lire dans l'un des messages expédiés à la comptable d'Électrosag.

« Le téléphone m'est strictement interdit dans le cadre de cette opération. Tu peux poser toutes les questions nécessaires à Me Morin à qui je donne les pleins pouvoirs pour gérer cette OPA avec toi. Tu vas, sous ma tutelle, gérer ce dossier en étroite collaboration avec Me Morin. »

De bonne foi, l'employée a collaboré et s'est préparée à exécuter les commandes de son patron jusqu'au moment où le supposé Me Morin l'a rappelée. Son vrai patron était à ses côtés et il est intervenu immédiatement.

« J'ai pris le téléphone et je lui ai demandé c'était quoi cette affaire-là. Il a raccroché. Nous avons contacté la Sûreté du Québec pour porter une plainte officielle. »

Ce n'est pas la première fois qu'une entreprise de la région est la cible de fraudeurs de l'international.

L'automne dernier, Béton préfabriqué du Lac (BPDL) est parvenu à éviter deux fraudes de plusieurs centaines de milliers de dollars. Une autre de Saguenay a eu moins de chance et s'est fait dérober un million $.

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