Optilab: un projet du PQ

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« Ce n'est pas vrai que tous les examens seront faits au Saguenay. Les maires font circuler des scénarios catastrophiques comme si on s'apprêtait à fermer les laboratoires », a commenté le ministre Gaétain Barrette, jeudi.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Gaétan Barrette est estomaqué de la vive réaction de Sylvain Gaudreault et des maires du Lac-Saint-Jean dans le dossier entourant l'implantation d'Optilab. Le ministre de la Santé et des Services sociaux rappelle que son parti a pris le relais d'un projet qui a été mis en place par le gouvernement du Parti québécois (PQ), en 2013.

Actuellement en vacances, le ministre a accepté d'accorder une entrevue au Quotidien à la suite des nombreuses protestations de différents acteurs de la région.

« M. Gaudreault, chef intérimaire du PQ, ne peut plaider l'ignorance. Optilab avait reçu l'aval de son propre parti et un courriel avait été envoyé par la sous-ministre de l'époque, Lise Verreault, à toutes les agences de la santé et des services sociaux. Il parle des deux bords de la bouche. Il est intéressant de rappeler quelques souvenirs à sa mémoire », a commenté le Dr Barrette.

Dans le courriel daté du 13 décembre 2013, dont Le Quotidien a obtenu copie, Mme Verreault écrivait que « le ministère de la Santé et des Services sociaux, sur avis de ses partenaires, met de l'avant une transformation majeure des services de biologie médicale en privilégiant un regroupement par grappes de laboratoires, ce qui est radicalement différent de la dynamique d'organisation qui prévalait jusqu'à maintenant. Le réseau sera ainsi mieux équipé pour face aux nouveaux défis qui nous interpellent en santé, notamment l'éclosion des services diagnostiques qui prennent, année après année, une plus grande proportion des coûts et services de santé ». 

Le document est composé de 31 pages.

« Je suis étonné de voir M. Gaudreault s'émouvoir de la situation alors qu'il était ministre au gouvernement quand sa formation a présenté le projet. On crie au meurtre et ça m'apparaît incohérent. Il vient discréditer son propre parti. C'est la marque de commerce du PQ », a martelé le ministre.

En ce qui a trait aux laboratoires des hôpitaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Gaétan Barrette est conscient que certains prélèvements continueront d'être dispensés localement en raison du temps trop long que nécessitera le transport.

« Ce n'est pas vrai que tous les examens seront faits au Saguenay. Les maires font circuler des scénarios catastrophiques comme si on s'apprêtait à fermer les laboratoires. Ce n'est pas ce qui va arriver. Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de postes coupés. Notre objectif est de faire une transition respectueuse. Il n'y aura pas de transfert d'activités tant que les systèmes d'information ne seront pas mis en place. On n'est pas rendu là. Ce sera un "work in progress" », explique Gaétan Barrette, assurant que la transition à venir s'effectuera dans les règles de l'art. La mise en place du projet ne sera pas complétée avant cinq ans.

Plus tôt cette semaine, des élus ont réclamé un moratoire sur le projet. Le ministre Barrette répond que son gouvernement a l'obligation de gérer le budget de manière efficace.

« L'évolution technologique des laboratoires nous amène là. Inévitablement, il y a des tests-robots qui se feront et on ne va pas garder des situations qui sont technologiquement et financièrement inefficaces parce qu'il y a une bataille contre. On va le faire progressivement et d'une façon adaptée à la réalité. Il restera des laboratoires, c'est clair. »

Quant à la levée de boucliers des maires qui demandent au gouvernement de ralentir la cadence sur la réforme actuelle, Gaétan Barrette mentionne qu'il est impossible de faire abstraction de la réalité économique actuelle du Québec.

« Si on gèle le système et qu'on ne fait rien, on nous condamne à ne pas avoir les marges de manoeuvre qui nous permettront d'offrir des services de proximité. Je suis sûr que les maires comprennent la situation budgétaire dans laquelle nous sommes. Ils doivent comprendre qu'on est obligés de gérer de façon serrée pour apporter les services appropriés. Si on veut optimiser un secteur, il faut passer par là. »

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