Communiquer pour vaincre la détresse

Gaétan Côté, fondateur, Roger Vachon, coordonnateur régional, Richard... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Gaétan Côté, fondateur, Roger Vachon, coordonnateur régional, Richard Bellemare, directeur général, Antonin Séguin, responsable de Saint-Félicien, et Éric Trudel, agent de communication, invitent les hommes à joindre le Réseau Hommes Québec pour discuter.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Sans dire que le Réseau Hommes Québec (RHQ) aurait pu sauver la vie des individus abattus par les policiers, les responsables croient que les hommes devraient sortir de leur isolement et opter pour la discussion avec d'autres hommes afin d'essayer de résoudre leurs problèmes.

Dans le cadre d'une tournée régionale, le directeur général du RHQ, Richard Bellemare, et des responsables régionaux du réseau veulent faire connaître leur organisation.

« Des trois hommes abattus par les policiers dans la région, deux étaient en détresse psychologique. Nous ne prétendons pas que nous aurions pu nécessairement sauver ces hommes, mais nous croyons qu'il est temps que les hommes cessent de tout garder en dedans d'eux et viennent plutôt exprimer leurs émotions avec d'autres hommes », lance Richard Bellemare.

« Notre réseau a été créé il y a 25 ans par Guy Corneau. Le fondateur voulait donner une opportunité aux hommes de se retrouver entre eux, un peu comme le font les femmes. Celles-ci ont plus de facilité à le faire. Pour nous, c'est moins facile de parler. On a plutôt tendance à accumuler. Mais il est préférable de parler avant que ça n'explose », reprend le directeur général.

Le RHQ compte 27 groupes à travers la province, dont trois à Jonquière et un à Saint-Félicien. Il y a des ramifications en France, en Belgique et en Suisse.

Les réunions mensuelles se tiennent en présence de six à dix hommes.

« Nous voulons permettre à tout le monde d'avoir le temps de s'exprimer, mais il va nous arriver d'accepter plus de gens si cela est nécessaire », précise Gaétan Côté, un des fondateurs du RHQ.

« Ces rencontres donnent vraiment l'occasion aux hommes de dire des choses qu'ils n'oseraient raconter à leur conjointe, à leur famille ou encore à leurs amis. Dans nos réunions, ils disent ce qu'ils ont à dire sans avoir crainte d'être jugé. Nous pouvons discuter d'une foule de sujets, comme la paternité, la vie de couple ou les problèmes de la vie », reprend M. Côté.

Antoine Séguin, responsable et animateur à Saint-Félicien, fait remarquer que les rencontres se font sans aucun spécialiste, uniquement des hommes qui veulent discuter.

« Nous espérons que les participants pourront trouver les outils pour s'en sortir ou mieux comprendre ce qui se passe. Il y a une certaine aisance et une liberté dans nos rencontres. Nous sommes un réseau bienfaisant. Nous ne pouvons sauver le monde, mais si nous pouvons aider un homme, c'est tant mieux », indique M. Séguin.

La clientèle habituelle est composée d'hommes de plus de 40 ans. L'organisme tente d'attirer des hommes plus jeunes, car si les expériences peuvent être différentes en raison de l'âge des participants, le fond des discussions est souvent le même.

Le RHQ prépare une journée thématique sur la communication authentique le 17 septembre à Hébertville-Station. Une occasion de permettre aux hommes de la région d'en apprendre un peu plus sur le réseau.

Et le 19 novembre, à l'occasion de la journée internationale de l'Homme, le réseau entend souligner l'événement par une activité spéciale.

Ceux qui voudraient en savoir plus peuvent consulter le site internet au www.rhquebec.ca ou communiquer au 1 877 908-4545.

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