Optilab : front commun des MRC du Lac

André Paradis... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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André Paradis

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Le Quotidien

(Katerine Belley-Murray et Louis Potvin) Les MRC du Lac-Saint-Jean font front commun dans le dossier d'Optilab. Mercredi, les MRC Maria-Chapdelaine et Lac-Saint-Jean-Est se sont jointes à la MRC Domaine-du-Roy pour demander officiellement un moratoire sur le projet qui vise à regrouper les services d'analyse en laboratoire à l'hôpital de Chicoutimi.

Dans les deux MRC, les élus ont voté à l'unanimité en faveur de la demande de moratoire, lors de séances publiques. Ils estiment que le gouvernement fait fausse route.

«Nous voulons nous assurer de maintenir des services de qualité et de proximité à l'hôpital de Dolbeau-Mistassini, explique le préfet Jean-Pierre Boivin. Je suis le premier inquiet, j'ai des problèmes de santé et je suis un client régulier. Qu'est-ce qui va arriver de la sécurité de mes échantillons durant le transport? Et le temps nécessaire pour l'analyse concernant mes enzymes?»

Le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, dénonce vivement une réforme qui «n'entraîne aucun avantage pour le Lac, ni même pour la région». Selon M. Paradis, le gouvernement vient contrecarrer tous les efforts de rétention des jeunes en région.

«Espérons que nous allons mettre assez de pression pour qu'il (Philippe Couillard) comprenne que cette mesure fait très mal dans sa région.»

Jean-Pierre Boivin croit aussi que cette modification aura des effets sur les emplois. «Le problème, c'est que nous ne sommes pas informés. On dirait que les décisions dans la restructuration dans la santé sortent d'un chapeau du jour au lendemain. Pourquoi n'y a-t-il pas eu de séances d'informations pour nous expliquer le projet Optilab? C'est sûrement une amélioration technologique, mais nous voulons comprendre ce qui motive cette décision et les impacts sur nos services.»

Jean-Pierre Boivin veut que le député de Roberval, Philippe Couillard, revoie sa décision. «Il vient de déclarer qu'il comprend les inquiétudes des autochtones concernant l'île d'Anticosti. Il pourrait l'appliquer pour le CIUSSS et prendre en compte les inquiétudes formulées dans sa circonscription. Pourquoi aller si vite? Il n'y a rien qui presse, il me semble», se demande Jean-Pierre Boivin, qui veut que Philippe Couillard crée un moratoire.

Modulation pour les régions

Le préfet Boivin pense que le projet Optilab devrait être modulé pour les régions. «La réalité n'est pas la même à Montréal et Québec où souvent les hôpitaux sont situés à quelques coins de rue. Ce qui n'est pas le cas pour des régions comme la nôtre, la Gaspésie, l'Abitibi et la Côte-Nord. Il est sûrement possible de s'ajuster à la réalité de nos vastes territoires», propose-t-il.

Un appel au PM

(Laure Gagnon-Tremblay) Le candidat à la direction du Parti québécois et député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, demande au premier ministre d'écouter les élus et les citoyens de la région et de suspendre le projet Optilab. « M. Couillard et son ministre de la Santé, Gaétan Barrette, éloignent les services de santé des citoyens et mettent de l'avant une réforme mur-à-mur qui n'est pas adaptée aux régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean », écrit le député dans un communiqué de presse. Selon lui, le gouvernement devrait présenter une réforme mieux adaptée aux besoins de la région. Par ailleurs, selon M. Cloutier, le projet n'offre pas assez de garanties concernant le transport des échantillons et les délais pour l'obtention des résultats. « Dans certains cas, comme l'identification d'une infection, les délais peuvent mettre en cause la vie des gens », ajoute Alexandre Cloutier.

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