Monsieur Z au tribunal

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Une situation particulière est survenue, mercredi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi. Un individu, surnommé pour le moment Monsieur Z, a carrément refusé de s'identifier lorsqu'amené devant le juge Pierre Simard.

L'individu aux longs cheveux bouclés et portant la barbe a été intercepté vers 5h30, mercredi, alors qu'il dormait devant un dépanneur Couche-Tard. Il a changé de place quelques instants plus tard pour se rendre sur un banc de la piste cyclable par la suite.

Là aussi, les agents de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) lui ont signifié qu'il ne pouvait demeurer là. Il s'est obstiné et a commis des voies de fait sur les agents et a fait de l'entrave à leur travail.

Au tribunal, le juge Simard a tenté d'en apprendre un peu plus sur ce sans-abri qui n'avait aucun papier d'identité en sa possession.

Les intervenants ne savent pas s'il parle français ou anglais. Ils soupçonnent qu'il s'exprime dans la langue de Shakespeare après avoir émis des propos difficilement compréhensibles.

Le magistrat s'est donc adressé à lui en anglais, mais l'homme a maintenu son regard vide devant lui, ne semblant pas comprendre ce que l'on pouvait lui dire.

Il s'est même présenté dans la boîte des accusés en étant soutenu par deux policiers de la SPS. Il refusait de marcher par lui-même.

Devant le tribunal, le juge n'a pu lire les accusations retenues contre lui étant donné que l'individu ne peut être identifié.

Mais en vertu de l'article 503 du Code criminel du Canada, une personne arrêtée doit être amenée devant un juge de paix dans un délai de 24 heures lorsque cela est possible. C'est la raison pour laquelle il a comparu.

« Nous allons garder l'individu en détention et il reviendra au Palais de justice jeudi. Et il en sera ainsi tant et aussi longtemps que ce sera nécessaire ou jusqu'au moment où il acceptera de s'identifier », a ajouté le juge Simard.

Au cours des dernières années, c'est la deuxième fois qu'un pareil cas se produit. Une dame avait été arrêtée pour le vol d'un sac de croustilles et avait refusé de s'identifier. Après avoir passé trois ou quatre jours derrière les barreaux, elle s'était délié la langue pour donner son nom et son prénom.

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