Une quinzième sentence pour un voleur de banque

Le voleur de banque Éric Lefebvre ne pourra... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le voleur de banque Éric Lefebvre ne pourra profiter d'une liberté complète avant une quinzaine d'années, soit vers l'âge de 62 ans.

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Le voleur de banque Éric Lefebvre écope d'une peine de huit ans de pénitencier et sera sous surveillance pour une période de 10 ans à sa sortie de prison. 

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a rendu son jugement après quelques journées de réflexion. Le magistrat a expliqué sa décision en précisant que l'individu de 47 ans a commis des crimes graves, des vols qualifiés et de nombreuses autres infractions au Code criminel canadien.

En août et septembre 2013, Lefebvre avait commis ses larcins dans des institutions bancaires de Jonquière. Il avait dérobé 1000$ la première fois et avait engraissé ses gains illégaux de 10 000$ à la seconde occasion. Il avait fait chou blanc à la troisième et dernière fois avant d'être arrêté par les policiers de Saguenay.

Le juge a retenu l'importance des crimes. Il a aussi ajouté qu'ils ont été commis au moment où l'accusé bénéficiait d'une liberté conditionnelle, à la suite d'une condamnation dans une autre affaire de vol qualifié.

Parmi les autres facteurs aggravants, le tribunal a noté les gestes posés, la planification, les nombreux antécédents, les traits de personnalité de l'individu, la volonté d'obtenir du luxe et le risque de récidive élevé.

Dans les facteurs atténuants, le juge retient l'absence de violence ou d'utilisation d'une arme à feu, un début de reconnaissance des conséquences chez les victimes, les bonnes intentions de l'accusé, sa collaboration avec les autorités et le plaidoyer de culpabilité.

«Je me dois de prioriser l'isolation de l'accusé pour assurer la sécurité de la société. Il faut aussi prioriser la dissuasion générale et individuelle dans son cas, car les sentences précédentes ne semblent pas l'avoir convaincu d'arrêter», a mentionné le juge.

«Ce sera donc une peine de huit années de pénitencier, à laquelle je vais retrancher le temps préventif (21,5 mois), ce qui fait qu'il lui restera six ans, deux mois et 15 jours à faire. Je vous condamne à sept années pour chacun des vols qualifiés (concurrents entre eux) et à une année consécutive pour la liberté illégale», ajoute-t-il.

Quant à la surveillance comme délinquant à contrôler, le magistrat estime que la période maximale de 10 ans est nécessaire.

«Je ne peux, sur une simple promesse de l'accusé (de remédier à cette carrière), tirer un trait sur près de 30 ans de carrière comme criminel», a-t-il précisé.

Longue feuille de route

Éric Lefebvre possède une longue feuille de route. Il est rendu à 15 sentences et a fait face à plus de 215 chefs d'accusation en plus de 25 années de carrière de malfaiteur. Il a déjà été condamné à 42 mois de pénitencier pour extorsion et à 48 mois pour vol qualifié.

Il a commis ses premières infractions à l'âge de 16 ans après avoir passé quelques années en famille d'accueil. Il s'est toujours dit confortable avec le fait d'être en prison, car il n'avait aucun effort à faire, a rappelé le juge.

Tout au long de la lecture du jugement, Éric Lefebvre est demeuré calme. Il a jeté plusieurs regards en direction de sa mère, venue assister à l'audience, même si l'accusé ne voulait pas qu'elle se déplace. Il lui a décroché quelques sourires et semble lui avoir fait un signe voulant qu'elle ne devait pas s'inquiéter pour lui.

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