L'aéroport de Roberval menacé

NAV Canada propose à l'aéroport de Roberval de... (Archives, Le Quotidien)

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NAV Canada propose à l'aéroport de Roberval de se tourner vers le privé pour assurer l'entretien des systèmes d'approche aux instruments, mais cela coûterait plusieurs dizaines de milliers de dollars.

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L'aéroport de Roberval est visé par la décision de NAV Canada de ne plus assumer l'entretien des systèmes d'approche aux instruments pour 230 aéroports canadiens.

« Nous avons pris connaissance de cette décision à la fin du mois de juin. Nous sommes en procédures avec NAV Canada pour voir quelle décision nous prendrons, pour voir ce que nous ferons », explique le directeur de l'aéroport de Roberval, Dany Jacques.

NAV Canada n'assumera plus, à partir de juin 2017, l'entretien des systèmes d'approche aux instruments pour les aérodromes qui n'ont pas de service régulier de fret, de messagerie ou de passagers. Ces équipements sont essentiels puisqu'ils interagissent avec les instruments à bord des avions pour guider les pilotes lors de l'atterrissage.

Avant 1996, c'est le gouvernement fédéral qui s'occupait du contrôle aérien et de l'administration des aéroports, mais ces responsabilités ont été léguées au privé avec la création de NAV Canada, Transports Canada se consacrant plutôt aux aspects réglementaires.

« Nous avons fait le saut lors de l'annonce, mais en même temps, c'est une tendance que l'on voyait venir avec NAV Canada. Depuis que ç'a été privatisé en 1996, il y a eu beaucoup de coupes. C'est très décevant », soutient M. Jacques, en entrevue téléphonique.

L'information n'avait pas encore été transmise au maire de Roberval, Guy Larouche, qui n'a donc pas voulu commenter. « Je vais m'informer de l'impact que cela aura avant de commenter. »

Selon Radio-Canada, une lettre a été envoyée aux aéroports touchés par la nouvelle politique. NAV Canada y présente deux options: se tourner vers des entreprises privées ou cesser d'offrir les procédures d'approche aux instruments. Cette dernière option semble toutefois difficilement envisageable, tant cette procédure est répandue. Se tourner vers le privé coûterait plusieurs dizaines de milliers de dollars par aéroport.

Ailleurs dans la région

Les autres aéroports de la région ne sont pas touchés.

Quant à l'aérogare de Dolbeau-Mistassini/Saint-Félicien/Normandin, son président, Mario Fortin, explique que les services de NAV Canada n'ont jamais été requis. Cette aérogare n'est pas approuvée par Transports Canada.

Bagotville n'est pas non plus concerné puisque cet aéroport est équipé d'un système d'approche de précision fourni par les militaires.

L'aéroport de Saint-Honoré, qui abrite des écoles de pilotage, une compagnie de charter et le Cégep de Chicoutimi, n'est pas touché non plus.

Un service de transport régulier pourrait épargner Alma

L'aéroport d'Alma pourrait être sauvé in extremis des conséquences de cette décision de NAV Canada si un service de transport aérien régulier est remis en place dans la capitale jeannoise. « On pense être capables de redonner ce service en septembre, donc nous ne serions plus soumis à cette décision », explique le directeur général de l'aéroport, Nicol Minier.

Advenant que l'aéroport d'Alma ne parvienne pas à offrir un service de transport régulier, il en coûterait entre 50 000 $ et 70 000 $ pour maintenir l'entretien des procédures d'approche aux instruments, tel qu'il est présentement fait par NAV Canada. « C'est un montant énorme », convient M. Minier.

« Nous sommes confiants de pouvoir offrir le service de transport régulier, ce qui nous soustrairait de cette mesure de NAV Canada. Depuis 1985, il y a toujours eu ce service à Alma. La clientèle est montée. Depuis le départ, les déboires, de Pascan (en 2013), nous travaillons en collaboration avec Panorama Aviation pour rétablir le service. »

Panorama Aviation, une entreprise régionale, possède pour l'instant deux appareils. « Nous pensons être capables de faire une annonce en septembre, donc avant que la mesure de NAV Canada soit mise en place. »

Nicol Minier n'est néanmoins pas tombé en bas de sa chaise après l'annonce de NAV Canada. « Ça fait longtemps que le gouvernement fédéral pellette sur les municipalités sans transférer l'argent qui devrait l'être...

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