Moins de la moitié des employés de retour chez un concessionnaire

Le conflit qui a secoué le monde de... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le conflit qui a secoué le monde de l'automobile dans la région a laissé des séquelles profondes, alors que moins de la moitié des employés touchés par le lock-out sont retournés travailler chez un concessionnaire.

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Près de six mois après la fin du lock-out des concessionnaires automobiles, moins de la moitié des employés sont retournés au travail.

« Ça varie d'une semaine à l'autre... Parfois nous sommes 160, parfois 180 », explique le président du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Gaétan Tremblay. Lors du décret du lock-out, ils étaient plus de 400 employés à oeuvrer pour les 26 concessionnaires concernés.

À la signature de la convention collective, en janvier, 150 employés avaient été rappelés. Plusieurs lock-outés ont pris leur retraite ou se sont trouvé un nouvel emploi depuis, explique M. Tremblay.

« C'est la triste réalité de ce lock-out. L'humain s'adapte. Plusieurs clients sont allés ailleurs. Si tu vas au McDo, et que la serveuse te dit d'aller prendre ton dessert au Tim Hortons, la fois d'après, tu vas aller directement au Tim Hortons », explique le président, faisant référence au recours à la sous-traitance vers de petits garages. « Ce lock-out a duré trop longtemps. »

Les employés qui ne sont pas retournés au travail ont eu droit à six semaines de prestations de la part de leur syndicat à l'issue de la signature. « Ils n'avaient plus rien ensuite. Certains conduisent aujourd'hui des camions ou ont démarré leur petite entreprise. Les gens sont tannés d'entendre parler de ce lock-out, mais plusieurs personnes de la région continuent d'en vivre les effets. »

Dette accumulée

La dette accumulée par les employés de garage durant les 34 mois de conflit ne favoriserait pas non plus l'embauche de nouveau personnel. Chaque employé, qu'il soit nouveau ou non, doit payer 175 $ par semaine pour la dette accumulée durant le lock-out. C'est donc dire qu'un employé qui n'a pas vécu le lock-out doit néanmoins payer la dette, alors qu'un nouveau retraité en est exonéré. Ce montant rendrait certains jeunes plus hésitants à l'idée de travailler pour les concessionnaires automobiles.

Le directeur général de la Corporation des concessionnaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Sylvain Gauthier, n'était pas disponible pour une entrevue, mardi.

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