Le Saguenay abandonné au profit d'East Angus, dit Gaudreault

Cent quarante personnes ont perdu leur emploi à... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Cent quarante personnes ont perdu leur emploi à la suite de la fermeture de l'usine de Graphic Packaging.

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Un an jour pour jour après l'annonce de la fermeture de la cartonnerie de Jonquière par la société Graphic Packaging, le député de Jonquière à l'Assemblée nationale et chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, reste convaincu que le gouvernement du Québec a abandonné la région pour obtenir l'assurance que l'usine d'East Angus serait épargnée.

« Tant et aussi longtemps que l'usine sera debout, je vais espérer qu'un promoteur s'intéresse à ce site industriel de grande valeur. On a eu une première vente pour les petits équipements et il y aura au mois d'août une seconde vente pour les équipements industriels plus lourds. »

Sylvain Gaudreault a toujours à l'esprit une rencontre tenue à Montréal entre des représentants du gouvernement du Québec et la haute direction de l'entreprise. Le député reproche toujours au ministre de l'époque responsable de l'Économie, Jacques Daoust, d'avoir rencontré les représentants de l'entreprise sans être accompagné des dirigeants syndicaux de Jonquière.

« On se souviendra longtemps de la déclaration du ministre Daoust à la sortie de la rencontre. Le gouvernement avait obtenu l'assurance de maintenir East Angus pour la fermeture de Jonquière. Le lendemain de la fermeture de Jonquière, la compagnie a augmenté le prix du carton et réalisé des profits de 175 M$ par la suite. C'est exactement le scénario qui s'est produit. »

Sylvain Gaudreault n'a pas plus cru au comité de relance mis en place par le gouvernement et qui n'a donné aucun résultat jusqu'à maintenant. Il ne voit pas comment on peut sérieusement parler d'un comité de relance alors que des personnes sont exclues comme des fournisseurs importants ou le milieu politique.

« Personne n'a jamais pris le contrôle du comité de relance de l'usine de Jonquière. On n'a même pas demandé au conseiller municipal, à Promotion Saguenay ou au député de se joindre aux travaux du comité. C'est surtout le contraire qui s'est produit. Il n'y a jamais eu de véritable volonté politique du gouvernement du Québec de trouver un repreneur pour les installations. »

Selon le député de Jonquière, le gouvernement a le pouvoir d'intervenir auprès des entreprises qui veulent se départir d'installations industrielles. Québec est allé de l'avant dans la reprise des actifs d'une mine de fer sur la Côte-Nord et poursuit son aventure avec des investissements pour conserver les équipements dans l'espoir de relancer les opérations. À Jonquière, M. Gaudreault accuse le gouvernement de ne pas avoir levé le petit doigt lorsque l'entreprise a vendu ses actifs à une société de démolition qui procédera un jour ou l'autre à la démolition des immeubles industriels situés sur le site de la cartonnerie.

La conclusion de cette aventure est la disparition de 140 emplois dans le secteur manufacturier. « Les travailleurs ont pratiquement tous été en mesure de se trouver un emploi, mais c'est souvent à des conditions inférieures. Le président du syndicat m'a informé qu'une dizaine de ses collègues ont quitté la région. On doit ajouter à ces emplois les impacts sur la sous-traitance ainsi que sur les principaux fournisseurs », a conclu le député de Jonquière.

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