Gaudreault interpelle la PDG du CIUSSS

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La présidente-directrice générale du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martine Couture

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Le chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault, s'inquiète de la mise en place du projet Optilab, qui vise à réorganiser les laboratoires de biologie médicale, et interpelle la présidente-directrice générale du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martine Couture, afin de rassurer la population.

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Sylvain Gaudreault

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Le député de Jonquière a envoyé à la dirigeante une lettre, datée du 7 juillet, où il déplore la «circulation difficile des renseignements» à propos de la centralisation prévue des analyses des échantillons de la région, et même de la Côte-Nord, à l'hôpital de Chicoutimi. D'autres politiciens devraient envoyer une missive similaire dans leur centre intégré régional, où Optilab est aussi projeté.

M. Gaudreault admet la nécessité d'améliorer l'organisation des laboratoires, mais craint des difficultés avec les coupes annoncées, soit 15 millions$ au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Personne n'est fermé, mais il faut la bonne façon de faire, déclare-t-il en entrevue téléphonique. Pour une fois, le gouvernement a l'occasion de ne pas faire cette réforme sur le coin de la table comme il le fait depuis deux ans. Il n'est pas obligé de bousculer les choses, surtout dans un secteur aussi sensible que l'analyse médicale, où les patients attendent un diagnostic important. C'est étonnant que depuis le temps que c'est dans l'air, on n'ait pas encore toutes les réponses. C'est inacceptable.»

Le chef intérimaire du Parti québécois a donné à Martine Couture jusqu'à la mi-août, un délai «raisonnable», pour répondre à ses inquiétudes sur l'échéancier, les garanties pour le transport sécuritaire des échantillons, les risques de privatisation du service, la perte d'expertise en région et les impacts sur les emplois. Il s'interroge aussi sur la répartition des laboratoires. «Au lieu que Chicoutimi reçoive tout, Jonquière pourrait par exemple avoir sa spécialité, Roberval en aurait une autre, et ainsi de suite pour tout le monde. Ça pourrait même être plus efficace.»

Les communications du CIUSSS ont fait savoir que Mme Couture répondra «personnellement» au député, mais qu'elle ne voulait pas prendre la parole dans les médias. Aucun plan clair n'a été dévoilé, même si le syndicat des technologues dénonce la situation depuis plusieurs mois. Des maires du Lac-Saint-Jean comptent aussi demander un moratoire. Sylvain Gaudreault n'en est pas encore à formuler la même exigence, mais il espère des «bénéfices concrets» pour Optilab. Le député a rencontré l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) il y a deux semaines.

«Il faut prendre en compte la sécurité des patients», souligne-t-il. Récemment, des prélèvements effectués à Saint-Jean-sur-Richelieu ont été oubliés durant leur transport à Longueuil et ont dû être repris, ce qui remet davantage en question le projet, même s'il n'y avait pas de lien.

Attente améliorée en cytologie

L'attente de dix semaines en moyenne dans la région pour recevoir un résultat de test Pap, qui sert notamment à diagnostiquer le cancer du col de l'utérus, est maintenant passée à huit semaines, ce qui respecte les exigences ministérielles.

En mars, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) avait dénoncé ce qui représentait un retard dans l'analyse de 4000 échantillons et le deuxième délai le plus long dans la province, après l'Outaouais. Le syndicat trouvait « contradictoire » de vouloir en ces conditions centraliser les tests de laboratoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean à Chicoutimi pour le projet Optilab.

« À ce moment, on avait une personne en congé maladie et une autre en congé maternité. On a remplacé un employé et les autres font du temps supplémentaire. C'est sûr que si on avait un autre remplaçant, on serait content, mais ce n'est pas facile à trouver un cytologiste », explique le conseiller en communication Marc-Antoine Tremblay, du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux. Il assure que souvent, les analyses sont complétées en 40 jours ouvrables, alors que le maximum du ministère est de 60, et que tous les cas urgents sont effectués en cinq jours.

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